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Pérou

Pérou: l’entreprise Odebrecht a-t-elle financé plusieurs campagnes électorales?

Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski assiste à la cérémonie de prestation de serment du nouveau ministre de l'Intérieur Vicente Romero au palais du gouvernement à Lima, le 27 décembre 2017.
Le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski assiste à la cérémonie de prestation de serment du nouveau ministre de l'Intérieur Vicente Romero au palais du gouvernement à Lima, le 27 décembre 2017. REUTERS/Guadalupe Pardo
Texte par : RFI Suivre
2 min

Suite du scandale Odebrecht au Pérou. L'ancien responsable de la compagnie brésilienne de BTP au Pérou a témoigné cette semaine en affirmant avoir financé les campagnes électorales du président Pedro Pablo Kuczynski et de trois de ses prédécesseurs, ainsi que de plusieurs candidats, dont Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori. La compagnie avait déjà reconnu avoir versé près de 25 millions d'euros de pots-de-vin entre 2005 et 2014.

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Avec notre correspondant régional, Eric Samson

Si les déclarations de son ex-responsable au Pérou Jorge Barata se vérifient, Odebrecht n'a visiblement pas voulu faire de jaloux et a distribué les pots-de-vin à tous les bords politiques.

Témoignant au Brésil en présence de représentants du parquet péruvien et des avocats de certains suspects, Jorge Barata affirme que la compagnie a financé en 2011 la campagne électorale de l'actuel président Pedro Pablo Kuczynski à raison de 300 000 dollars (environ 244 300 euros). L'argent aurait été remis à Susana de la Puente, actuelle ambassadrice du Pérou en Grande-Bretagne.

Lors de cette même campagne, Odebrecht aurait versé 3 millions de dollars (2,4 millions d’euros) au futur président Ollanta Humala, 1,2 million de dollars (977 200 euros) à Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, et 700 000 dollars (570 000 euros) à Alejandro Toledo, actuellement en fuite aux Etats-Unis. Lors de la campagne de 2006, Odebrecht aurait versé 200 000 dollars (162 866 euros) au futur président Alan Garcia, via un leader du parti apriste, Luis Alva Castro.

Jorge Barata a indiqué qu'il remettait l'argent aux personnes de confiance des candidats. Ces derniers ont tous nié avoir reçu des pots-de-vin et affirment que Barata n'a pas de preuve. Même s'il reconnaît qu'il n'a évidemment pas de reçu, l'ancien dirigeant d'Odebrecht indique que la compagnie dispose d'une liste de visites, appels téléphoniques et courriers qu'il a mis à disposition de la justice péruvienne.

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