Brésil

Corruption: l'étau se resserre autour du président brésilien Michel Temer

Le président brésilien Michel Temer au Forum de Davos le 24 janvier 2018.
Le président brésilien Michel Temer au Forum de Davos le 24 janvier 2018. REUTERS/Denis Balibouse

Le 2 mars, la Cour suprême du Brésil a élargi àMichel Temer le champ de l'enquête ouverte sur une affaire de corruption impliquant le groupe de BTP Odebrecht. Le taux de popularité du président est désormais inférieur à 5%.

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Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

Au Brésil, le président est désormais inclus dans une nouvelle enquête, qui concerne directement deux de ses actuels ministres. Ces derniers auraient reçu des pots-de-vin avant leur mandat dans l’actuel gouvernement, du groupe de construction Odebrecht.

Au coeur d’un énorme scandale de corruption, la multinationale brésilienne a accepté de collaborer avec la justice. L'un de ses anciens directeurs affirme que Michel Temer était au courant des versements de dessous-de-table à sa formation, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) en 2014, pour un montant d'environ 3 millions de dollars.

Enquête malgré l'immunité

Le juge Edson Fachin, de la Cour suprême, a pris la décision de permettre à la police fédérale d’enquêter sur cette affaire, dans laquelle le président brésilien serait impliqué, et ce en dépit de l'immunité que lui confère sa fonction durant son mandat.

A l'époque des faits, Michel Temer était le vice-président de Dilma
Rousseff, destituée en 2016 pour avoir maquillé les comptes publics. Impliqué depuis dans plusieurs enquêtes pour corruption, le président brésilien a pour l’instant réussi à échapper aux poursuites. L’année dernière, il avait reçu l’appui du Parlement qui avait voté contre sa mise en accusation.

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