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Etats-Unis / Syrie

Etats-Unis: la décision de Trump de «quitter la Syrie» sème le trouble

Le président américain Donald Trump prononce son discours dans l'Ohio, le 29 mars 2018. Censé parler de l'Infrastructure américaine, il a également annoncé que les Etats-Unis partiraient «très très vite» de Syrie.
Le président américain Donald Trump prononce son discours dans l'Ohio, le 29 mars 2018. Censé parler de l'Infrastructure américaine, il a également annoncé que les Etats-Unis partiraient «très très vite» de Syrie. REUTERS / Yuri Gripas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les Américains vont partir de Syrie « très vite » maintenant que les jihadistes du groupe État islamique (EI) sont en passe d'être totalement vaincus : une déclaration du président américain qui date de jeudi 29 mars, mais qui continue à semer le trouble y compris au sein de la classe politique américaine, car contraire à toutes les positions exprimées jusque-là. La Maison-Blanche a également ordonné de geler plus de 200 millions de dollars [environ 162 millions d’euros] de fonds destinés à la reconstruction en Syrie, a affirmé ce vendredi 30 mars le Wall Street Journal, au lendemain de déclarations de Donald Trump.

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« On va quitter la Syrie très vite », « vraiment très bientôt », « laissons les autres s'en occuper » a dit le président américain à plusieurs reprises au cours d'un discours dans l'Ohio. Une déclaration en complète contradiction avec ce qu'affirmait à la mi-janvier, son ex-secrétaire d'État. Dans un discours sur la stratégie américaine en Syrie, Rex Tillerson avait en effet affirmé que l'armée américaine, qui a déployé près de 2 000 hommes sur place, resterait pour contrer l'influence iranienne en Syrie et pour aider à chasser le président Bachar al-Assad.

Interrogée sur la portée des propos présidentiels, la porte-parole du département d'État, Heather Nauert, n'a pas été en mesure de préciser les intentions américaines.

La déclaration de Donald Trump contredit également les propos du nouveau secrétaire d'État américain, John Bolton, qu'il a nommé récemment. Ce dernier, ultra-conservateur, est l’un des très proches du président américain. Or pour John Bolton, contrer l'influence de l'Iran en Syrie est une obsession.

Ces propos du président sont également inaudibles, car Washington tente actuellement d'établir des bases dans le nord de la Syrie. Enfin, pas moins de quatre responsables des départements d'État, de la Défense et de la CIA se sont déclarés très surpris par les propos de Donald Trump.

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