Revue de presse des Amériques

A la Une: avec Carlos Alvarado, les Costariciens ont opté pour la continuité

Carlos Alvarado célèbre sa victoire à l'élection présidentielle du Costa Rica, le 1er avril 2018 à San Jose.
Carlos Alvarado célèbre sa victoire à l'élection présidentielle du Costa Rica, le 1er avril 2018 à San Jose. REUTERS/Jose Cabezas

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Victoire du candidat de centre gauche Carlos Alvarado lors du second tour de l’élection présidentielle ce dimanche au Costa Rica. Une victoire incontestable comme le souligne la presse nationale.La victoire de cet ancien journaliste et ancien ministre du Développement humain puis ministre du Travail et de la Sécurité sociale ne laissait pas place au doute dans la presse ce matin, comme l’explique en Une La Republica.

Une victoire implacable, titre même ce quotidien national. Un scrutin marqué par une abstention inférieure à celle redoutée puisque 67 % des électeurs se sont déplacés dans les bureaux de vote, précise La Republica. Le quotidien publie d’ailleurs un article sur une organisation qui incitait hier les gens à aller voter, Grupo Coalicion Costa Rica, qui soutenait le vainqueur de ce second tour et qui avoue avoir redoublé d’efforts pour convaincre les électeurs d’exercer leur droit.

Carlos Alvarado, âgé de 38 ans,devient le plus jeune président contemporain du Costa Rica, comme le rappelle ce matin La Nacion. Un nouveau président qui a d’ailleurs également été plébiscité par les jeunes costariciens, comme l’explique le quotidien Prensa Libre, qui raconte qu’un scrutin auprès de 966 jeunes a également été organisé. Des enfants qui n’ont pas encore l’âge de voter, mais avec qui on cherchait à partager cette expérience. Une élection au cours de laquelle Carlos Alvarado a recueilli plus de 57 % des votes. Un résultat qui prouve, explique Prensa Libre, la bonne image qu’a le nouveau président auprès des jeunes costariciens.

Pour La Republica, le plus grand défi qui attend le nouveau président c’est tout ce qui a trait à l’économie avec un déficit fiscal record selon le quotidien, le plus important sur les trente dernières années. Et les marges de manœuvre du nouvel exécutif sont limitées, selon La Republica, qui précise que le Costa Rica ne peut financer ses programmes en empruntant et que les échéances en matière de remboursement sont importantes et élevées. Carlos Alvarado va devoir aussi trouver des solutions pour relancer la croissance qui stagne. Mais pour ce grand quotidien national, l’urgence absolue c’est d’éviter à tout prix que le pays ne tombe en défaut de paiement.

Il n’y a pas que des questions économiques qui attendent Carlos Alvarado. Comme l’a expliqué hier le nouveau président, son objectif est d’unir le pays, de faire en sorte que tout le monde aille dans la même direction rappelle La Nacion. C’était d’ailleurs le slogan de la coalition qu’il a dirigée lors de ce scrutin d’où cet appel lancé hier par Carlos Alvarado à ce que toutes les forces politiques participent à la formation d’un gouvernement national, un gouvernement pour tous, comme il l’a martelé à maintes reprises.

Un évêque et les cartels s’immiscent dans la campagne pour la présidentielle mexicaine

La campagne électorale pour l’élection présidentielle mexicaine a été lancée vendredi dernier. Une campagne durant laquelle on redoute des violences, notamment de la part des cartels.Une crainte qui ressurgit à chaque élection au Mexique. Et certains ont décidé de prendre les devants, comme le raconte le quotidien Milenio dans son édition du jour. Selon ce journal, un évêque de l’Etat du Guerrero, qui avait été appelé par les habitants d’un village pour tenter de régler un problème d’accès à l’eau et l’électricité en a profité pour aborder la question des élections avec des leaders de groupes criminels.

Et selon lui, il serait parvenu à un accord. Ces groupes criminels se seraient engagés à ne pas tuer de candidats, mais réclament des élections transparentes et demandent également à ce que les candidats respectent leurs engagements. Une initiative surprenante. Milenio précise que l’évêque n’a pas souhaité communiquer le nom des organisations criminelles concernées.

L’identité des trois Équatoriens enlevés la semaine dernière révélée

Une semaine après leur enlèvement, la presse équatorienne a révélé l’identité des trois journalistes équatoriens qui ont été enlevés à la frontière avec la Colombie.Ce sont les membres des familles des disparus qui ont pris l’initiative de le faire (contrairement à l’avis des autorités), détaille ce lundi El Universo. Il s’agit de deux journalistes du quotidien El Comercio Javier Ortega et Paul Rivas et de leur chauffeur Efrain Segarra, tous trois enlevés dans le village de Mataje, proche de la frontière colombienne, détaille le quotidien.

Ils ont été enlevés par des guérilleros colombiens dissidents des FARC, selon les autorités. El Comercio reprend bien entendu les déclarations des familles des disparus et remercie les gens pour leur solidarité puisque hier deux manifestations de soutien étaient organisées. Pour l’instant, des négociations sont en cours avec les kidnappeurs. Le ministre équatorien de l’Intérieur a tenu à préciser que les otages se portent bien, sans donner plus de détails.

Décès de l’ancien dictateur guatémaltèque Efrain Rios Montt à l’âge de 91 ans

L’ancien dictateur est mort d’un infarctus selon un de ses avocats qui s’est confié à La Prensa. Il a été enterré seulement quelques heures après, précise le quotidien. Ce décès génère des réactions très variées, selon La Hora. L’ancien dictateur faisait encore l’objet de poursuite pour génocide, lui qui avait été condamné à 80 ans de prison en 2013. Une peine annulée par la Cour constitutionnelle.

Pour certains avocats des familles des personnes victimes de ces génocides, même s’il n’est pas mort en prison, Efrain Rios Montt est mort alors qu’il était encore poursuivi, ce qui représente tout de même un certain soulagement. Mais ce n’est pas l’avis de tous. Du côté des autorités, on a tenu à rappeler le rang d’ancien chef d’État d’Efrain Rios Montt. Le président Jimmy Morales a d’ailleurs tenu à exprimer ses condoléances à la famille. Un geste dont aurait pu se passer la présidence, selon le quotidien El Perdiodico qui détaille que le Congrès aurait même pu lui rendre les hommages dus à son rang si la famille de l’ancien dictateur ne s’y était pas opposée.

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