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Revue de presse des Amériques

A la Une: Chili, procédure extraordinaire de régularisation des migrants boliviens

Sebastian Piñera a promis aux 300 000 Boliviens et Péruviens résidant illégalement au Chili une procédure qui leur permettraient de se régulariser, mais il durcit les procédures d’entrée pour les candidats boliviens qui souhaiteraient émigrer à l'avenir.
Sebastian Piñera a promis aux 300 000 Boliviens et Péruviens résidant illégalement au Chili une procédure qui leur permettraient de se régulariser, mais il durcit les procédures d’entrée pour les candidats boliviens qui souhaiteraient émigrer à l'avenir. REUTERS/Rodrigo Garrido

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Dans le cadre de la réforme de l’immigration annoncée par le président chilien Sebastian Piñera, les visas d’entrée seront désormais obligatoires pour les migrants haïtiens et vénézuéliens, qui ont afflué par centaines de milliers en seulement un an.

À l’égard des Boliviens et des Péruviens qui depuis des décennies travaillent au Chili en situation irrégulière, le président chilien Sebastian Piñera souffle le chaud et le froid. D’un côté, il a promis aux 300 000 Boliviens et Péruviens résidant illégalement au Chili une procédure extraordinaire qui devrait leur permettre de se régulariser. De l’autre, il durcit les procédures d’entrée pour les candidats boliviens qui souhaiteraient émigrer à l’avenir.

Depuis le 8 avril, les Boliviens ne peuvent plus, comme c’était le cas jusqu’à présent entrer au Chili en tant que touristes, trouver un emploi sur place et demander depuis le Chili un visa de travail. Ils devront désormais, en amont, depuis leur pays d’origine demander un visa de travail et donc, théoriquement, trouver un emploi à distance.

Une mesure « inamicale », titre en Une le quotidien la Razon, qui relaie la réaction sur Twitter du président bolivien Evo Morales : « le Chili ne garantit plus la paix et l’amitié avec la Bolivie ». Lui, qui « veut construire des ponts pour s’entendre » accuse le Chili de construire « des murs qui divisent, dans une époque qui aurait besoin de plus de solidarité entre les peuples ».

États-Unis : perquisition du FBI dans les bureaux de Michael Cohen, l’avocat personnel de Donald Trump

« Un coup d’un soir, qui se transforme en cauchemar », écrit l’éditorialiste Harry Litman, qui relate le micmac juridique de l’affaire de mœurs dans laquelle est empêtré le président américain. Selon des révélations du New York Times, l’actrice de films pornos, Stormy Daniels, aurait signé un accord de confidentialité pour ne pas dévoiler sa relation avec Donald Trump et aurait ainsi touché 130 000 dollars. Mais elle déclare aujourd’hui que l’accord n’a pas été conçu dans les règles de l’art : l’avocat aurait payé l’actrice avec son propre argent, Donald Trump n’aurait pas été au courant du deal. L’accord serait donc non seulement caduc, mais illégal : l’avocat Michael Cohen va devoir s’en défendre devant la justice.

Ce document sème le trouble, d’autant qu’il a été découvert, selon l’éditorialiste de CNN Paul Callan, dans le cadre d’une perquisition « extraordinairement inhabituelle ». Le mandat de perquisition relève de l’affaire sur les ingérences russes dans la présidentielle américaine. Ainsi, Stephen Ryan, l’avocat de l’avocat Michael Cohen, dénonce une saisie « complètement inappropriée et non nécessaire » qui concerne des « communications confidentielles avocat-client ». De quoi donner du grain à moudre aux partisans de Donald Trump qui invoquent « une chasse aux sorcières » tous azimuts.

Un mur en construction à la frontière mexicaine

La presse mexicaine titre que la construction du « mur de Trump » a commencé. En réalité, incapable d’obtenir le financement du fameux mur frontalier qu’il avait promis pendant sa campagne, Donald Trump a lancé la rénovation des barrières actuelles, et la construction de certaines portions de murs de béton.

De nouveaux poteaux entre 5 et 10 mètres ont donc été plantés ce lundi sur la frontière à l’ouest d’El Paso, au Texas. Jusqu’à maintenant, la frontière se matérialisait par un simple grillage, facilement franchissable à pied. Désormais, un mur de 30 kilomètres s’élèvera entre les communautés de Santa Teresa et El Paso. Les photos et les vidéos du lancement de la construction sont à la Une du Heraldo de Mexico. Les journalistes mexicains ont assisté à l’inauguration très officielle de ce chantier de leur côté de la frontière, se gardant bien de traverser.De l’autre, la Garde nationale américaine a déclaré que cette portion de mur était prioritaire pour mettre un terme à l’immigration illégale et au narcotrafic dans la région.

Pour les Mexicains, cette nouvelle construction est tout à fait symbolique. Le quotidien El Mexicano redoute que ce nouveau bout de mur force les candidats à l’exil toujours plus loin dans le désert alors que 10 000 ont déjà trouvé la mort en tentant de passer la frontière. L’éditorialiste Ramon Ortiz estime avec un brin de patriotisme optimiste que le remplacement des barrières actuelles et le récent déploiement de la Garde nationale à la frontière ne feront « qu’unir toujours plus le peuple mexicain ».

Au Pérou, coup d’envoi du Sommet des indigènes avant le Sommet des Amériques

250 représentants indigènes et sept organisations intertribales participent à ce forum, l’un des rares évènements internationaux consacrés aux droits des indigènes. Leur rencontre s’inscrit dans le cadre du Sommet des Amériques qui débutera ce vendredi, dont le thème cette année est la lutte contre la corruption sur le continent.

« Nous sommes ceux qui souffrent le plus de l’extraction abusive des ressources naturelles… Une problématique qui est au cœur des affaires de corruption », a déclaré la présidente de l’Organisation nationale des femmes indigènes dans l’Avanguardia.

Auprès des collectifs de la société civile, les organisations indigènes devraient participer jeudi à une manifestation qualifiée d’« anti-impérialiste » par Granma, l’organe de presse officiel cubain, qui annonce que le slogan de la marche à Lima sera « dehors Trump ». Sauf que le président américain vient d’annoncer ce mardi qu’il ne participera pas au Sommet des Amériques afin de se concentrer sur la Syrie. Aucune chance donc qu’il croise le président cubain Raul Castro comme le craignaient ses conseillers, si l’on en croit des informations du Miami Herald.

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