Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: un Sommet des Amériques sans Donald Trump

Lors des préparatifs du Sommet des Amériques qui se déroule à Lima, au Pérou, le 11 avril 2018.
Lors des préparatifs du Sommet des Amériques qui se déroule à Lima, au Pérou, le 11 avril 2018. REUTERS/Ivan Alvarado
5 mn

Publicité

Le New York Times se penche sur les conséquences de l’absence de Donald Trump au Sommet des Amériques qui s’ouvre vendredi 13 avril à Lima. Le président américain avait annulé sa participation au sommet de Lima, en raison des tensions diplomatiques autour de la Syrie.

« Cela risque de décourager ses homologues latino-américains et caribéens », écrit le journal. Car ils sont nombreux à s’interroger sur l’avenir des relations entre les États-Unis et l’Amérique latine. L’absence de Donald Trump donne des arguments supplémentaires aux ceux qui estiment que le président américain ne s’intéresse pas à cette région. Certaines de ses décisions, comme l’envoi de la Garde nationale à la frontière mexicaine ou bien sa ligne dure à l’égard de Cuba sont interprétées comme étant ouvertement hostiles à l’égard de l’Amérique latine.

Il n’empêche, conclut le New York Times, la plupart des dirigeants latino-américains, malgré le manque de confiance dans la politique de la Maison Blanche, ne souhaitent pas de rupture avec les États-Unis. Ils ont choisi une approche pragmatique à l’égard de Washington afin de préserver des opportunités commerciales et économiques.

Paul Ryan tire sa révérence

Le plus puissant républicain du Congrès, président de la Chambre des Représentants, se retire de la vie politique. Il a annoncé le mercredi 11 avril 2018 qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat en tant que député. « C’est un coup dur pour le parti républicain », écrit le site d’information The Hill. Lors de sa conférence de presse, Paul Ryan a essayé d’afficher son estime pour le président, celui qui a complètement transformé le parti républicain, écrit le Washington Post. Mais en fait, poursuit le journal, le speaker de la Chambre des représentants a été finalement lui aussi une victime de la « révolution trumpienne », cette révolution à laquelle il a beaucoup résisté. Pour le Washington Post, la décision de Ryan de jeter l’éponge à 6 mois des élections de mi-mandat ne peut que renforcer sa mainmise sur le parti républicain. Mais le départ annoncé de Paul Ryan pourrait, selon certains responsables du parti, affaiblir les conservateurs et réduire leurs chances de garder la majorité dans les deux Chambres.

Le New York Times pour sa part estime que Paul Ryan a été marginalisé par la droitisation du parti. Selon le journal, Ryan a rêvé d’un parti plus inclusif, d’un parti qui tend les mains aux Afro-Américains, aux latinos et à d’autres immigrants. Mais il a dû abandonner « cette vision optimiste », écrit le journal. « Je crois qu’il est fatigué », explique l’un de ses prédécesseurs à la tête de la Chambre, Newt Gingrich. Il lui fallait gérer 240 républicains, le Sénat et en plus le président Trump. C’était trop pour lui, croit savoir Newt Gingrich.

En Colombie, l’avenir du processus de paix menacé après l’arrestation d’un membre des FARC

Jesus Santrich a été interpellé lundi dernier, il est accusé d’avoir introduit plusieurs kilos de cocaïne aux États-Unis qui demandent son extradition. Santrich, ce n’est pas n’importe quel ex-guérillero : il a fait partie des négociateurs de l’accord de paix avec le gouvernement colombien. En vertu de cet accord, il était aussi assuré d’avoir un siège de députés dans le nouveau Parlement issu des élections au printemps prochain.

L’affaire fait la Une de la presse colombienne depuis quelques jours. Hier, mercredi le 11 avril 2018, rapporte El Tiempo, le président Santos et Timochenko, le chef du nouveau parti La FARC, ancien chef des guérilleros, se sont rencontré pour discuter les suites de la procédure judiciaire. Tous les deux ont réaffirmé leur engagement en faveur du processus de paix. Mais le président a également précisé que si les preuves s’avéraient fondées, Jesus Santrich devrait répondre devant la justice normale. Comme le délit qui lui est reproché a été commis après la signature de l’accord de paix en 2016, il ne pourra pas bénéficier de la justice spéciale qui assure une protection aux anciens guérilleros.

Le pape François reconnaît « de graves erreurs » d’appréciation sur les abus sexuels commis par le clergé chilien

Ce mea culpa est à la une de la presse chilienne. Le pape souhaite convoquer tous les évêques du pays au Vatican. Il l’a dit dans une lettre envoyée à l’église chilienne, une « lettre dramatique », selon Las Ultimas Noticias qui publie le document dans son intégralité. En fait, avant de prendre cette initiative, le pape a pris connaissance d’une enquête sur des abus sexuels commis par le clergé au Chili.

Les victimes des abus sexuels n’ont pas tardé à réagir. Si elles reconnaissent l’effort du pape qui leur a demandé pardon, elles estiment aussi que des mots seuls ne suffisent pas. « Nous souhaitons que la volonté de réparer l’injustice se traduise en actes. Ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui », ont déclaré les victimes des abus commis par les membres de la congrégation des Frères Maristes, des propos que l’on peut lire dans le journal El Dinamo.

L’enquête sur l’attaque de la caravane électorale de l’ancien président Lula avance

Il y a trois semaines, l’un des bus de la caravane de Lula a été la cible de tirs. D’après Carta Capital, ces tirs provenaient de la ferme d’un grand propriétaire terrien poursuivi par la police pour menace de mort à l’encontre des membres du Mouvement des sans-terre. Selon Carta Capital, il aurait également à plusieurs occasions exprimé sa haine à l’égard de Lula.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.