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La revue de presse des Amériques

A la Une: coup de tonnerre dans la campagne électorale au Mexique

Selon une dernière enquête, le candidat à la présidentielle du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Jose Antonio Meade (photo) n'arriverait qu'en troisième position avec 14 % d'intentions de vote.
Selon une dernière enquête, le candidat à la présidentielle du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Jose Antonio Meade (photo) n'arriverait qu'en troisième position avec 14 % d'intentions de vote. ©REUTERS/Henry Romero

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Mercredi, Enrique Ochoa, le président du PRI, le Parti révolutionnaire institutionnel, a démissionné. Et ceci à seulement quelques semaines des élections générales. Le 1er juillet, les Mexicains doivent choisir un nouveau président et renouveler les élus des deux chambres du Parlement. Le quotidien El Financiero voit dans le départ d'Enrique Ochoa « le signe du déclin du parti au pouvoir ».

La démission intervient en effet alors que le PRI peine à percer dans les sondages. « Selon la dernière enquête d'opinion, publiée mercredi par le journal La Reforma, son candidat à la présidentielle, Jose Antonio Meade, n'arrive avec 14% d'intentions de vote qu'en troisième position, loin derrière les deux favoris du premier tour, Andres Manuel Lopez Obrador du parti de gauche Morena et Ricaro Anaya, candidat du parti de centre-droit PAN, crédités respectivement de 48 et 30% », écrit le Latin American Herald Tribune. C'est un véritable séisme, « car durant presque un siècle, le PRI a largement dominé le paysage politique mexicain ».

Pour le journal Milenio, la cause de cette débandade spectaculaire du principal parti du pays est à chercher dans le choix de l’actuel candidat à la présidence. « Désigner Jose Antonio Meade pour représenter le PRI, alors qu'il n'est pas issu de ses rangs, était une grave erreur. Vouloir sauver les meubles en changeant la direction du parti n'est pas le bon remède et il arrive probablement trop tard », estime le quotidien.

René Juareza remplacé le dirigeant démissionnaire, Enrique Ochoa. Il a été député, sénateur et gouverneur. Un homme d' « expérience et partisan du dialogue, qui incarne la vision priiste de la rue, qui sait négocier, qui est fiable et qui de plus est très intelligent », résume La Prensa qui conclut : « René Juarez a tout pour être le parfait dirigeant d'un parti politique. Mais vu le peu de temps qu'il lui reste avant les élections générales, il n'est pas certain qu'il puisse sauver le PRI de l'hécatombe ».

J-16 de l’élection présidentielle au Venezuela

Au Venezuela, il ne reste plus que 16 jours avant l'élection présidentielle. Hier, la coalition d'opposition, la MUD, a encore une fois appelé les électeurs à boycotter le scrutin. « La MUD demande aux Vénézuéliens de faire en sorte que les rues du pays soient désertes le 20 mai prochain pour protester contre ce que l'opposition qualifie de fraude électorale », écrit le quotidien 2001. La coalition a également annoncé des nouvelles manifestations et a renouvelé son appel à Henri Falcon, principal rival du président sortant Nicolas Maduro, à retirer sa candidature.

Une partie de la communauté internationale partage les craintes des opposants vénézuéliens. Ainsi, le Parlement européen a demandé hier à Caracas de reporter le scrutin présidentiel afin d'apporter des garanties pour la tenue d'une élection libre et transparente. Pour les mêmes raisons, le Chili a de son côté annoncé qu'il ne reconnaitra pas le résultat du vote du 20 mai, rapporte El Nacional.

États-Unis : les démocrates misent sur la protection d’« Obamacare » pour gagner les élections.

Nous sommes à 6 mois, presque jour pour jour, des élections de mi-mandat. Un rendez-vous grâce auquel les Démocrates espèrent récupérer au moins leur majorité à la Chambre des Représentants. Pour mener cette bataille, un thème semble sortir du lot: la défense du système de santé, instauré par Barack Obama.

Il y a un an, le 4 mai 2017, les républicains à la Chambre des Représentants adoptaient un projet d'abrogation de l'« Obamacare ». Comme vous le savez, ce texte n'avait au final pas passé le Sénat. « Ce qui n'empêche pas les démocrates d'utiliser la tentative républicaine de l'année dernière comme arme électorale », constate le Tampabay Times. « De Géorgie jusqu'en Arizona, la protection du système de santé actuel est au centre des spots électoraux que les démocrates diffusent. Dans celui du candidat pour la circonscription d'Atlanta, par exemple, on le voit accompagné de ses deux enfants en bas âge, nés prématurément mais en bonne santé après une prise en charge médicale coûteuse. 'Dieu merci. Obamacare existe’, lance le candidat.
Dans l'Arizona, la candidate démocrate pour un siège au Sénat raconte dans son spot que sa famille avait perdu son assurance de santé quand elle était encore une petite fille. 'Je sais ce que c'est quand une famille ne peut pas se soigner  », explique-t-elle.

Le Tampabay Times pense que cette stratégie pourrait payer : « Non seulement 54% des Américains veulent garder Obamacare. Mais ils sont aussi majoritaires pour dire que les démocrates s'occuperont mieux du système de santé que les Républicains », conclut le journal.

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