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Venezuela

Venezuela: Nicolas Maduro réélu, Henri Falcón réclame un nouveau scrutin

Le président vénézuélien saluent ses supporters après 'annonce des résultats de l'élection du 20 mai 2018, à Caracas.
Le président vénézuélien saluent ses supporters après 'annonce des résultats de l'élection du 20 mai 2018, à Caracas. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Avec près de 70% des suffrages exprimés, le chef de l'Etat sortant devance largement son adversaire Henri Falcón, qui n'en recueillerait que 21%. L'opposant annonce lui qu'il ne reconnaît pas les résultats du scrutin, marqué selon lui par des irrégularités, et demande un nouveau scrutin. Près de 20 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes de cette présidentielle anticipée, dans un pays en proie à un chaos économique et sécuritaire depuis de nombreux mois.

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Le chef de l'Etat sortant du Venezuela Nicolas Maduro a été déclaré dimanche vainqueur de la présidentielle par la présidente du Conseil national électoral (CNE) Tibisay Lucena. Celle-ci a parlé d'une « tendance irréversible » pour ces résultats. Après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote, Maduro remporte 67,7% des voix contre 21,2% pour son opposant Henri Falcón. Le taux de participation, environ 46 %, est le plus faible de l'histoire du pays. A titre de comparaison, rappelle notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez, la participation à la dernière élection présidentielle de 2013 était de 80%.

Nicolas Maduro: «nous sommes la force de l'histoire transformée en victoire populaire, victoire populaire permanente...»

Le résultat a été salué par plusieurs centaines de supporters du président-candidat Nicolas Maduro rassemblés devant le palais présidentiel et arborant des inscriptions comme « Chavez, je te jure que j'ai voté Maduro » sur leurs tee-shirts ou encore aux couleurs de l'Assemblée constituante, rapporte notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez. Nicolas Maduro est ensuite apparu ensuite pour saluer ses partisans, évoquant une « victoire historique » et promettant de sortir de pays de la crise économique, de lutter contre l'hyperinflation, les mafias... Il a insisté également sur l'écart de voix qui le sépare de son principal adversaire.

Henri Falcón ne reconnaît pas les résultats

Ecoutez Henri Falcón à son QG de campagne, au micro de notre envoyé spécial

Son challenger Henri Falcón se refuse lui à reconnaître les résultats de l'élection en raison d'irrégularités lors du scrutin.« Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n'y a pas eu d'élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse peu avant la proclamation des résultats, accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur les électeurs. « Il n’y avait pas de processus transparent et clair qui a permis à la grande majorité de chercher des solutions démocratique pour trouver une sortie de crise pacifique, des solutions pour qu’il n’y ait plus de difficultés et de morts au Venezuela, des solutions qui nous permettent d’aborder les vrais problèmes des gens, à savoir la faim et la mortalité », ajoutait Henri Falcón.

L'opposant avait dénoncé les «puntos rojos», ces tentes de couleur rouge installées par le PSUV, le parti au pouvoir. Le parti, qui organise la distribution des rations alimentaires aurait conditionné la distribution de ces paquets à la promesse d’un vote en faveur du candidat chaviste, rapporte notre envoyé spécial, Achim Lippold. Après avoir voté, les électeurs sont venus s'y inscrire dimanche dans l'espoir de recevoir la récompense promise par le président. Pour Henri Falcón, cette pratique est une pression politique sur l’élection et a falsifié les résultats. « C'est jouer avec la faim de nos compatriotes », dénonçait Henri Falcón. Mais la présidente du Conseil national électoral a exclu le versement de primes aux électeurs.

L'autre candidat de l'opposition, le pasteur évangélique Javier Bertucci, 48 ans, a également dénoncé l'élection quelques minutes après et appelé à un nouveau vote. Outre l'opposition, les Etats-Unis, l'Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes, rejettent ce scrutin.

Henri Falcón, battu avec quelque 20% des voix lors du scrutin présidentiel du 20 mai 2018, lors de la conférence de presse a déclaré qu'il ne reconnaît pas la validité du scrutin.
Henri Falcón, battu avec quelque 20% des voix lors du scrutin présidentiel du 20 mai 2018, lors de la conférence de presse a déclaré qu'il ne reconnaît pas la validité du scrutin. REUTERS/Marco Bello

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