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Revue de presse des Amériques

A la Une: aux Etats-Unis, l'inquiétude des entreprises manufacturières

L'’Association nationale des entreprises manufacturières (NAM), et d’autres lobbys industriels, s’inquiètent des mesures protectionnistes mises en place par Donald Trump.
L'’Association nationale des entreprises manufacturières (NAM), et d’autres lobbys industriels, s’inquiètent des mesures protectionnistes mises en place par Donald Trump. REUTERS/Eric Thayer

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Selon des documents obtenus par American Oversight (un collectif de juristes s’étant donné pour mission de contrôler l’administration américaine) les entreprises manufacturières américaines « s’alarment. »

Dans les courriers et les emails que Le New York Times a pu consulter, divers organismes tels que la Chambre de Commerce américaine, l’Association nationale des entreprises manufacturières (NAM), et d’autres lobbys industriels s’inquiètent des mesures protectionnistes mises en place par Donald Trump. Mme Dempsey, vice-présidente de la NAM rappelle dans un email destiné à l’administration que plus d’un tiers des produits américains manufacturés sont exportés au Canada et au Mexique : « Je ne saurais assez insister sur le fait que l’Amérique du Nord est notre plus grand marché ».

Les représentants d’entreprises manufacturières se plaignent également de ne pas avoir été consultés lors des négociations sur l’accord de libre-échange avec ses voisins (ALENA) et d’avoir été informés des détails des négociations… par voie de presse. Ils dénoncent des dysfonctionnements importants au sein du cabinet de l’administration en charge des négociations commerciales. On apprend par exemple qu’il manquerait cruellement de personnel, qu’il serait débordé et aurait soumis à plusieurs reprises des propositions contradictoires, voire fumeuses.

Le Washington Post, lui, analyse l’impact des taxes sur l’acier et l’aluminium, et estime qu’elles vont faire plus de mal aux États-Unis qu’aux pays visés. L’éditorialiste Catherine Rampell égraine les arguments. D’abord, parce que les industries américaines d’acier ne produisent pas assez pour alimenter la demande nationale. Ensuite, parce que les prix de l’acier américain ont doublé cette année par rapport aux prix européens ou chinois. Enfin   et c’est ce qui lui fait dire que l’idée d’une « taxe globale » est complètement « stupide »   c’est que les mesures de représailles envisagées par les pays visés sont, elles, stratégiquement ciblées.

Par exemple, l’Union européenne prévoit de faire du cas par cas : seuls les produits américains qu’elle peut facilement remplacer subiront une hausse des tarifs douaniers. Selon l’éditorialiste, l’Union européenne aurait également mis dans sa liste de produits surtaxés, des produits « politiquement symboliques » : le bourbon du Kentucky, les motos fabriquées dans le Wisconsin ou encore les machines à laver produites dans l’Ohio. Autrement dit, des produits originaires des Etats qui ont massivement voté pour Donald Trump.

Argentine : un prêt du FMI à 50 milliards de dollars

C’est le prêt le plus important de l’histoire de l’Argentine. Une « bonne nouvelle », admet le journal de droite libérale Clarin qui ajoute : « ce serait une grave erreur que le président et ses ministres se montrent triomphalistes ». Car les efforts sont loin d’être terminés. Le journal détaille les contreparties qui ont été demandées par le FMI : réduction très rapide du déficit fiscal (objectif 0 % en 2020), interdiction à la Banque Centrale de transférer des liquidités au Trésor afin de préserver son indépendance, et mise en place de taux d’inflation « réalistes ».

Bref une sévère cure d’austérité qui inquiète la presse d’opposition. L’éditorialiste de Pagina 12, Tomas Lukin, est très pessimiste quant à la mise en œuvre du plan de rigueur et ce qui va en découler. Le programme est « trop ambitieux », les retombées seront donc « brutales ». Pour le journal, ce prêt est en fait une « bouée de plomb ».

Nicaragua : rencontre du président Ortega et des évêques

L’épiscopat nicaraguéen, qui s’est posé en médiateur depuis le début des manifestations au Nicaragua, a annoncé avoir remis au président une feuille de route pour « sortir le pays de la crise de manière pacifique et constitutionnelle. » Parmi les propositions avancées « pour démocratiser le pays » : des élections anticipées, comme le demande l’opposition, formée de représentants des étudiants, d’entreprises et de la société civile.

Daniel Ortega ne s’est pas exprimé à la sortie du rendez-vous, rapporte La Prensa. En conférence de presse, les évêques ont déclaré avoir demandé au président une réponse d’ici deux jours, par écrit. Mais malgré cette reprise annoncée des discussions, les violences ont fait de nouveaux morts. El Confidencial raconte que des groupes armés ont attaqué mercredi soir de jeunes manifestants à Chinandega. Trois jeunes entre 18 et 22 ans ont été tués par balles. Un homme de 33 ans, posté sur une barricade, a également été tué par balle à Masaya.

La pression internationale sur le gouvernement Ortega, elle, s’est accentuée, Washington a annoncé des sanctions diplomatiques pour « violation des droits de l’homme » contre plusieurs responsables de la police, des ministères et des mairies.

Colombie : un chef dissident des Farc capturé en Colombie

L’un des dirigeants des dissidents des Farc a été arrêté dans le nord-est de la Colombie selon le ministère de la Défense. Reinel Garcia, alias Pija, était à la tête d’une colonne mobile des Farc avant l’accord de paix entre l’ancienne organisation armée et le gouvernement, à la suite duquel il a créé son propre groupe dissident. Âgé de 50 ans, Pija, impliqué dans des affaires d’enlèvement et de terrorisme, avait quitté les rangs des Farc avec quelque 15 milliards de pesos (plus de 5 millions de dollars) et du matériel de guerre, dont des explosifs, peut-on lire dans El Tiempo.

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