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Mexique

Mexique: pour Lopez Obrador, le plus dur reste à venir

Andrés Manuel Lopez Obrador salue ses partisans au soir de sa victoire, le dimanche 1er juillet 2018 à Mexico.
Andrés Manuel Lopez Obrador salue ses partisans au soir de sa victoire, le dimanche 1er juillet 2018 à Mexico. REUTERS/Edgard Garrido
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dès que l’Institut national électoral a annoncé que selon les premières tendances, Andrés Manuel Lopez Obrador obtiendrait plus de 53 pour cent des voix, le nouveau président élu du Mexique a tracé, lors d’une conférence de presse, les grandes lignes de son programme de gouvernement. Car les défis qui l'attendent sont gigantesques.

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Andrés Manuel Lopez Obrador considère ce dimanche comme un jour historique, car en l’élisant, une majorité de Mexicains a décidé d’opter pour une transformation profonde du Mexique, explique notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe.

Une transformation qui passe par l’éradication de la corruption : « Ce mal est la cause principale des inégalités sociales et économiques. C’est aussi à cause de la corruption qu’a éclaté la violence dans notre pays. Par conséquent, éradiquer la corruption et l’impunité sera la mission principale du nouveau gouvernement. »

La lutte contre la violence, justement, est une autre promesse de campagne du candidat de gauche. Car la situation est critique au Mexique. En 2017, plus de 25 300 homicides ont été décomptés par les autorités. Durant sa campagne, Andrés Manuel Lopez Obrador a dit ne pas écarter la possibilité d'accorder l'amnistie à des narcotrafiquants pour garantir la paix dans le pays.

Plus de fermeté avec les Etats-Unis ?

Autre dossier épineux qui attend le futur chef de l'Etat : les relations diplomatiques avec les Etats-Unis de Donald Trump. « AMLO », comme le surnomment ses partisans, est ouvert à la coopération mais il est tout de même prêt à se montrer plus ferme que son précédesseur. Faisant allusion aux propos polémiques du président Donald Trump, il avait déclaré durant sa campagne que « le Mexique ne sera jamais la piñata d'aucun gouvernement étranger ».

Ce dimanche, devant la foule de ses soutiens, il a bien évoqué ses futures relations avec le gouvernement des Etats-Unis, sans pour autant prononcer le nom de Donald Trump : « Nous chercherons une relation d’amitié et de coopération pour le développement, toujours basée sur le respect mutuel et la défense de nos compatriotes migrants qui vivent et travaillent honnêtement dans ce pays. »

Gérer les flux migratoires

D'autant que sur le plan économique, l'enjeu est de taille. Le nouveau président devra renégocier l'accord de libre-échange américain avec le Canada et les Etats-Unis. Les Etats-Unis où arrivent 80% des exportations mexicaines.

Enfin dernière problématique importante, celle de l'immigration. Le nouveau président Lopez Obrador devra travailler sur la question de l'accueil des migrants qui fuient les violences d'Amérique centrale et qui tentent de rejoindre les Etats-Unis.

Reste que le Mexique est un Etat fédéral, et qu'il sera compliqué pour AMLO de mettre en place son programme dans l'intégralité du pays.

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