Etats-Unis

Etats-Unis: lobbying démocrate pour éviter une Cour suprême trop à droite

Le sénateur républicain de l'Utah, Mike Lee, âgé de 47 ans, apparaît comme l'un des favoris pour le neuvième siège à la Cour suprême.
Le sénateur républicain de l'Utah, Mike Lee, âgé de 47 ans, apparaît comme l'un des favoris pour le neuvième siège à la Cour suprême. REUTERS/Joshua Roberts

Dans quelques jours, Donald Trump devra choisir un nouveau juge à la Cour suprême. S'il le remplace par un conservateur, le président fera basculer l'équilibre de la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis, qui tranche les grands sujets de société, comme le droit à l'avortement. La pression monte sur la poignée de sénateurs, républicains et démocrates, qui auront le pouvoir de bloquer ou de confirmer ce choix. Ce qui se joue à la Cour suprême domine désormais la campagne pour les élections de mi-mandat, début novembre. Le lobbying démocrate bat son plein, à coup de millions de dollars, pour convaincre notamment deux sénatrices républicaines.

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Lisa Murkowski et Susan Collins sont deux sénatrices du Parti républicain de l'Alaska et du Maine. A elles deux, elles pourraient faire basculer le vote du Sénat. Elles défendent le droit à l'avortement et sont donc très courtisées par les démocrates. Elles sont également mises sous pression à l'approche des élections de mi-mandat.

La stratégie a déjà été employée pour les faire voter en faveur de la défense du système d'assurance maladie Obamacare: le Washington Post évoque une campagne de plusieurs millions de dollars dans les Etats de ces sénatrices de la part de groupes proches des démocrates, des publicités notamment. Des pleines pages paraîtront demain dans quatre journaux du Maine, pour démontrer que le juge choisi par Donald Trump représente un risque pour le droit à l'avortement.

Pression aussi sur trois élus démocrates qui pourraient faire défection lors du vote de confirmation. Ils remettent bientôt leur siège en jeu dans l'Indiana, la Virginie occidentale et le Dakota du Nord, des Etats qui avaient voté Trump fin 2016. Ces sénateurs pourraient donc soutenir le choix du président pour ménager leurs électeurs et tenter de sauver leur poste. Là encore, les groupes libéraux ont prévu des tribunes, des coups de fil aux bureaux des élus, une présence à leurs meetings. L'argument massue, cette fois, n'est pas la défense du droit à l'avortement, mais celle de l'Obamacare. Plus facile à défendre que l'avortement en terre trumpiste...

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