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Revue de presse des Amériques

A la Une: la démission de Scott Pruitt

Scott Pruitt, chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement, a démissionné le 5 juillet 2018.
Scott Pruitt, chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement, a démissionné le 5 juillet 2018. REUTERS/Al Drago

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Le départ, ce jeudi 5 juillet 2018, de Scott Pruitt, chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement suscite une multitude de commentaires dans les journaux outre-Atlantique. À l’instar du San Francisco Chronicle qui écrit : « La démission de Scott Pruitt, attendue depuis des mois, révèle moins sur l’administration Trump que l’enthousiasme persistant du président pour ce chef de l’Agence de protection de l’environnement alors que celui-ci n’a cessé d’accumuler les affaires. La philosophie vorace de Scott Pruitt incarne tellement celle de Donald Trump qu’on se demande s’il n’a finalement pas été lâché parce qu’il était devenu plus trumpiste que Trump lui-même ».

« Si Scott Pruitt a dû prendre la porte, c’est pour des raisons électoralistes avec l’approche des scrutins de mi-mandat », estime de son côté le New York Times. « Le départ du ministre ne devrait toutefois pas causer d’insomnie au président. Son successeur, Andrew Wheeler, est un ancien lobbyiste de l’industrie du charbon et ex-conseiller du sénateur républicain de l’Oklahoma, James Inhofe, qui nie l’existence du changement climatique. Donald Trump peut donc dormir en paix », conclut le journal. « Son héritage - et celui de Scott Pruitt - sera préservé et se soldera par une planète en surchauffe et une réduction de l’espérance de vie ».

La guerre commerciale a bel et bien commencé ce vendredi entre les États-Unis et la Chine

Washington a lancé les hostilités en imposant des droits de douane sur des dizaines de milliards de dollars de produits chinois. Pékin a riposté aussitôt et dénonce « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ».

Le Washington Post titre sur un ton sarcastique : « Est-ce que l’histoire se souviendra de la splendide petite guerre commerciale de Donald Trump comme d’une catastrophe ? » Si le quotidien estime qu’il n’est pas complètement absurde de hausser le ton contre le mercantilisme incessant de la Chine, il souligne que l’administration Trump serait plus efficace si elle travaillait de concert avec d’autres nations telles que le Canada, le Mexique et les pays de l’Union européenne. Au lieu de quoi, le président ne fait que se mettre à dos les alliés historiques des États-Unis.

L’éditorialiste du Washington Post tire un parallèle entre la situation actuelle et la loi Hawley-Smoot, par laquelle le Congrès américain avait augmenté en 1930 les droits de douane à l’importation sur plus de 20 000 produits.

Ce qui, selon l’avis d’économistes de l’époque comme d’aujourd’hui, avait aggravé la Grande Dépression. Et le quotidien de conclure : « Sous la présidence de Monsieur Trump, la politique étrangère américaine tout entière retourne à l’ère Smoot-Hawley. À cette époque les guerres commerciales avaient toutes les chances de se transformer en vraie guerre. Mais cette leçon de l’histoire, Donald Trump ne l’a apparemment pas apprise ».

Saison cyclonique en Haïti : « rien ne remplace une bonne préparation »

Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l’ONU, a lancé un appel d’alerte à l’adresse des Haïtiens : « Les ouragans sont en route, soyez prêts ». Selon le quotidien Le National, MarK Lowcock était en Haïti en début de semaine pour superviser la préparation aux risques de la saison cyclonique. Le responsable onusien a expliqué que, certes, un « fonds de 500 millions de dollars » était disponible pour venir en aide « à un pays frappé par une catastrophe majeure » mais que « rien ne peut remplacer une bonne préparation ».

Des experts des Nations unies sont d’ailleurs attendus en Haïti pour la fin du mois de juillet. Ils organiseront, « de concert avec le gouvernement, des exercices de simulation un peu partout à travers le pays ». Et le temps presse. « Selon les prévisions », souligne encore Le National, « une quinzaine de tempêtes sont attendues dans le bassin de la Caraïbe » en 2018, alors que la moyenne « est de 12 par année ». Parmi les systèmes cycloniques prévus, 6 à 7 se transformeront en ouragans, « dont 4 pourraient se révéler redoutables » et potentiellement « désastreux pour Haïti ».

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