Revue de presse des Amériques

A la Une: Donald Trump et la fascination pour la famille royale d’Angleterre

Le président américain Donald Trump et sa femme Melania, après avoir quitté l'ambassade américaine située à Londres, le 12 juillet 2018.
Le président américain Donald Trump et sa femme Melania, après avoir quitté l'ambassade américaine située à Londres, le 12 juillet 2018. REUTERS/Kevin Lamarque

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La visite du président américain au Royaume-Uni est l’occasion pour la presse américaine de comparer le gouvernement de Downing Street avec celui de la Maison Blanche. Dans une tribune publiée par le New York Times, le sociologue William Davis explique pourquoi il y a des points communs entre Donald Trump et certains partisans du Brexit. Plus précisément entre Donald Trump et Boris Johnson qui vient de démissionner de son poste du ministre des Affaires étrangères. Tous les deux représentent « la monté de l’incompétence radicale ». Ils refusent la gouvernance basée sur des faits et l’idée d’appréhender la politique dans toute sa complexité. D’après l’auteur de la tribune, rien n’exprime mieux cette attitude que les propos élogieux tenus par Boris Johnson à l’égard du président américain : « J’admire Donald Trump et je suis de plus en plus convaincu qu’il y a une certaine méthode dans sa folie ».

Fou ou pas, le président américain est en tout cas fasciné par la famille royale, peut-on lire dans le Washington Post. Une fascination qui date d’il y a 20 ans et qui aurait aussi une connotation sexuelle. Dans son livre The Art of Comeback  Donald Trump a exprimé des regrets de ne jamais pu avoir courtisé Lady Diana. En tout cas, dans une interview accordée au tabloïd The Sun, le président se réjouit de rencontrer la reine Élisabeth II. « Elle est une femme extraordinaire », explique le président qui dans la même interview tacle la Première ministre Theresa May qui n’aurait pas suivi ses conseils concernant la gestion du Brexit.

D’après le Washington Post, cette fascination pour la couronne anglaise cache surtout un désir de reconnaissance. « C’est l’arriviste qui aimerait être reconnu par la famille royale, elle aussi empêtrée dans des scandales », écrit le journal. D’où le titre sous forme de jeu de mots : « The Queen and the boy from Queens », en français « La reine et le garçon du Queens », le quartier de New York où Donald Trump a grandi.

En tout cas, le « garçon du Queens » est attendu pour le thé par la reine d’Angleterre. Et ce sera un « full tea », un thé complet avec sandwiches salés au concombre, à l’œuf et au saumon, nous rapporte Le Devoir. En 66 ans de règne, poursuit le journal, Élisabeth II a vu défiler passablement de présidents américains (il y en a eu douze en partant de Truman). Il n’empêche que toute son expertise protocolaire risque d’être mise à l’épreuve aujourd’hui lors du passage de Donald Trump   pour sa part expert en étonnement d’hôtes, le Premier ministre canadien Justin Trudeau en sait quelque chose, conclut le Devoir.

Nouvelle manifestation au Nicaragua

L’opposition est à nouveau descendue dans la rue pour exiger l'élection présidentielle anticipée. Portant, des drapeaux nicaraguayens bleu et blanc, des milliers d’opposants ont défilé à travers le pays. Leur devise : « Juntos somos un volcan » – ensemble nous sommes un volcan. C’est à la une d’El Nuevo Diario qui parle d’une « participation massive » sans pour autant donner des chiffres. Le journal a interviewé plusieurs manifestants, dont Mario Palma, 77 ans. Cet homme, écrit le journal, a reçu une balle dans le dos lors d’une précédente manifestation. Et c’est contre l’avis de son médecin qu’il a décidé de battre le pavé à nouveau. « J’ai n’ai pas peur », explique ce manifestant. « Je descends à nouveau dans la rue pour inciter les gens à manifester et à exercer une pression sur le gouvernement, afin qu’il s’en aille ».

Une autre manifestante, Mercedes Estrado, 73 ans, souhaite rendre hommage aux victimes et se montrer solidaire avec les mères qui ont perdu leurs enfants lors d’affrontements sanglants avec les policiers et paramilitaires. L’opposition estime que cette journée d’action a été un succès. « Malgré la répression, les gens ont répondu présents », s’est réjoui également le président de l’organisation patronale Cosep qui appuie les manifestations contre le gouvernement.

Face à cette contestation, le gouvernement ne reste pas immobile

Elle organise ce vendredi 13 juillet 2018 une marche en mémoire de la révolution sandiniste de 1979. Une marche vers Masaya, la ville la plus rebelle du pays qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Managua et qui est assiégée par des policiers et des paramilitaires. Selon un politologue interrogé par le journal La Prensa, le président Daniel Ortega, en mobilisant ses sympathisants, souhaitent éviter les images montrant des rues désertes.

Au Brésil, l’impunité des crimes commis par les forces de l’ordre

C’est à la Une du journal O Globo. Il y a 5 ans, le 14 juillet 2013 disparaissait le maçon Amarildo de Souza, un habitant de la favela Rocinha à Rio de Janeiro. Son corps ou plutôt ce qu’il en restait a été retrouvé quelques jours plus tard. Il a été torturé jusqu’à la mort par la police militaire.

Les 13 agents condamnés courent toujours en liberté, écrit le journal et l’État de Rio de Janeiro n’a toujours pas payé à la famille l’indemnisation exigée par la justice, l’équivalent de 800 000 euros. Le problème, explique l’avocat de la famille, c’est que l’État de Rio ne veut pas reconnaître la responsabilité des agents de la police militaire dans l’assassinat d’Amarildo de Souza.
 

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