Accéder au contenu principal
Etats-Unis / Europe

La stratégie européenne de Steve Bannon, ancien conseiller spécial de Trump

Steve Bannon, le 22 mai 2018 à Prague, en République tchèque.
Steve Bannon, le 22 mai 2018 à Prague, en République tchèque. Michal Cizek / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Peut-il devenir le nouvel « ange noir » des nationalistes européens ? Steve Bannon doit créer une fondation basée à Bruxelles, avec pour objectif de soutenir activement les mouvements d'extrême droite du vieux continent. Brouillé avec le président américain, débarqué de Breitbart News, site internet où il avait pu développer ses thèses, l'ancien conseiller stratégique de Donald Trump espère désormais faire recette en Europe.

Publicité

Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Steve Bannon était arrivé sur le tard dans la campagne présidentielle américaine de 2016, puis il n'a tenu que sept mois à la Maison Blanche. Mais on lui prête une influence démesurée dans la victoire électorale et sur les premiers pas comme président de Donald Trump, dont il avait d'ailleurs rédigé le très sombre discours d'investiture.

Ayant retrouvé il y a un an sa liberté d'action, l'ancien conseiller stratégique n'avait jamais caché qu'il comptait bien continuer à faire avancer son idéologie ultraconservatrice et nationaliste. Aux Etats-Unis pourtant, beaucoup lui ont finalement tourné le dos, notamment ses principaux bailleurs de fonds. Mais Steve Bannon voit plus loin.

Hongrie, Italie... Bannon garde un oeil sur les populismes européens

Ayant soutenu plusieurs mouvements nationalistes en Europe, il a observé avec gourmandise la réélection récente de Viktor Orban en Hongrie, et surtout l'accession au pouvoir de l'extrême droite en Italie, confirmant à ses yeux que le vieux continent avait un terreau fertile à la « révolte populiste » qu'il a depuis longtemps théorisée.

A moins d'un an des prochaines élections européennes, il doit donc installer un quartier général à Bruxelles. Entouré d'une dizaine de collaborateurs, il va essayer de peser sur les débats à venir. Bannon avait semblé se brûler les ailes à s'être trop rapproché du pouvoir. Mais il n'a certainement pas perdu sa capacité à mettre de l'huile sur le feu en étant tapi dans l'ombre.

→ À relire : Au congrès du FN, Bannon fustige les médias

Steve Bannon aux côtés de Marine Le Pen au congrès du Front national à Lille, le 10 mars 2018.
Steve Bannon aux côtés de Marine Le Pen au congrès du Front national à Lille, le 10 mars 2018. PHILIPPE HUGUEN/AFP

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.