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Revue de presse des Amériques

A la Une: Cuba dit «adios» au communisme

Le nouveau président élu Miguel Díaz-Canel (à gauche) et le président sortant Raoul Castro à l'Assemblée nationale cubaine, à La Havane, le 19 avril 2018.
Le nouveau président élu Miguel Díaz-Canel (à gauche) et le président sortant Raoul Castro à l'Assemblée nationale cubaine, à La Havane, le 19 avril 2018. REUTERS/Adalberto Roque/Pool via Reuters
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Le Parlement cubain a adopté le dimanche 22 juillet un projet de nouvelle Constitution. Une Constitution qui reconnaît le marché et la propriété privée sans pour autant abandonner l’orientation socialiste. Et ce texte fait bien sûr la Une de la presse cubaine. Mais pas que… « Une constitution qui servira les Cubains », titre Granma, l’organe officiel du parti communiste cubain. Pour le site d’information Juventud Rebelde, il s’agit de la « Constitution du futur ».

Granma, pour sa part, publie dans son intégralité le discours du président Miguel Diaz-Canel devant le Parlement, un discours au cours duquel le successeur de Raul Castro a vanté le processus démocratique de l’élaboration de la Constitution qui sera soumise à une consultation populaire et à un référendum : « Chaque Cubain pourra exprimer librement ses opinions et contribuer à un texte constitutionnel qui reflète le présent et l'avenir de la patrie », a déclaré le président cubain.

Vers le mariage homosexuel ?

Le projet de Constitution fait aussi la Une du Miami Herald. Le journal de Floride se penche notamment sur un aspect sociétal du texte. « Cuba est en train d’ouvrir la voie au mariage de personnes de même sexe », titre le Miami Herald. En fait, à la différence de la Constitution de 1976, le nouveau texte définit le mariage comme l'union consentie entre deux personnes, sans préciser le sexe. Le journal américain cite l’écrivain et député cubain Miguel Barnet. Il a salué cette évolution hier, lors d’une intervention devant le Parlement, soulignant notamment que l’amour n’avait pas de sexe, en espagnol : « El amor no tiene sexo ! ».

En fait, l’homosexualité a été longtemps bannie sur l’île. Dans les premières années qui ont suivi la révolution, rappelle le Miami Herald, « Cuba a été une nation homophobe ». Beaucoup d’homosexuels ont alors été envoyés dans des camps de travail pour une soi-disant « rééducation ». C’est Mariela Castro, la fille de l’ancien président Raúl Castro, militante LGBT et députée nationale, qui a œuvré en faveur de la réforme du mariage, une réforme à laquelle s’opposent notamment certains groupes religieux, d’après le Miami Herald.

La presse mexicaine de son côté a relevé une autre nouveauté dans le projet de Constitution. La référence à la future « société communiste » est retirée du nouveau texte. « Cuba dit oui à l’économie de marché et abandonne la ligne communiste », titre le journal Milenio. Pour le quotidien péruvien La Republica, ces changements sont fondamentaux, mais présentés officiellement comme une simple adaptation. Il n’en reste pas moins que l’on assiste à une « perestroïka » cubaine, estime La Republica.

Jair Bolsonaro, le Trump brésilien, annonce sa candidature à la présidence

Des changements profonds, c’est ce que promet également Jair Bolsonaro, le député d’extrême droite brésilien, s’il est élu président. Hier, dimanche le 22 juillet, il a officialisé sa candidature. Et toute la presse brésilienne en parle.O Globo résume le programme de cet admirateur de Donald Trump en quelques mots : privatisation des entreprises publiques, nomination de militaires au sein du gouvernement, retrait du Brésil de l’accord sur le climat et protection juridique pour les soldats et les policiers.

C’était devant un public assez hétéroclite que le sulfureux député a annoncé sa candidature pour le parti PSL. D’après Folha de São Paulo, il y avait des fans de culture militaire en treillis, des conservateurs évangéliques, des habitants des quartiers chics, mais aussi des favelas, révoltés contre l'insécurité. Le magazine Veja de son côté s’interroge sur « l’énigme Bolsonaro » alors que le Jornal do Brasil note les difficultés rencontrées par le candidat pour trouver un colistier. Parmi les noms qui circulent, celui de l’avocate Janaina Paschoal, connue surtout pour avoir été à l’origine de la demande de destitution de l’ancienne présidente Dilma Rousseff.

Un chauffeur Uber diffuse en direct sur Internet ses conversations avec les passagers

Ça s’est passé à Saint-Louis, dans l'Etat du Missouri, et c’est à lire, entre autres, dans leNew York Times. Imaginez que vous être tranquillement assis au fond d'un taxi, vous parlez au chauffeur, vous lui faites peut-être des confidences, et cette discussion est retransmise en direct sur un site internet, en l’occurrence Twitch. Le tout à votre insu à travers des caméras cachées. En plus, les personnes payent pour se connecter à ce livestream très particulier, ils commentent votre apparence, vos propos, etc. Incroyable, mais pourtant vrai ! Ces conversations ont rapporté au chauffeur d’Uber plus de 3 000 dollars, écrit le New York Times. La compagnie Uber, en prenant connaissance de ces faits, a mis fin à la collaboration avec le chauffeur qui, lui, n’a pas voulu s’exprimer dans la presse.

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