Brésil

Présidentielle au Brésil: Jair Bolsonaro accusé de manipulation de l'électorat

Des manifestants défilent contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro, le 6 octobre 2018 à Sao Paulo.
Des manifestants défilent contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro, le 6 octobre 2018 à Sao Paulo. NELSON ALMEIDA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le candidat du Parti des travailleurs (PT) à l'élection présidentielle brésilienne accuse son adversaire d'extrême droite, actuellement en tête des sondages, d'avoir manipulé l'électorat par l'envoi massif de messages anti-PT sur les téléphones portables des Brésiliens. Fernando Haddad affirme que Jair Bolsonaro a mis en place une « organisation criminelle » avec de « l'argent sale » et l'attaque en justice.

Publicité

Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

Au Brésil, plusieurs entreprises privées seraient impliquées dans la manipulation d'électeurs à grande échelle. Elles auraient appuyé indirectement la campagne du candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro en finançant l'envoi de centaines de milliers de messages, via la messagerie Whatsapp, très populaire au Brésil. Le quotidien Folha de São Paulo a révélé l'affaire.

Ces envois massifs de messages, souvent des « fake news », auraient été vendus pour plusieurs millions d'euros par des agences de stratégie digitale. Cette communication politique, financée par des entreprises privées, est interdite durant une campagne électorale au Brésil.

Inéligibilité

Suite au scandale, le Parti des Travailleurs (PT) de Fernando Haddad, l'héritier de l'ex-président Lula, a contre-attaqué. Il a engagé une action en justice contre Jair Bolsonaro et les entreprises suspectées auprès du Tribunal supérieur électoral. Le candidat d'extrême droite a désormais cinq jours pour répondre au juge.

Fernando Haddad a demandé au tribunal de déclarer l'inéligibilité de Jair Bolsonaro. Le président de son parti a démenti ces accusations. La multinationale Whatsapp a réagit en supprimant plusieurs comptes suspectés de disséminer de fausses informations.

►A (re)lire: Présidentielle au Brésil: entre désinformation, manipulation et autres rumeurs

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail