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La revue de presse des Amériques

A la Une: le journal vénézuélien el Nacional tire sa révérence

Alejandra Otero, fille de Miguel Henrique Otero, propriétaire du journal vénézuélien El Nacional, pose pour des photographies avec des journalistes après la publication de la dernière édition du quotidien, le 14 décembre 2018.
Alejandra Otero, fille de Miguel Henrique Otero, propriétaire du journal vénézuélien El Nacional, pose pour des photographies avec des journalistes après la publication de la dernière édition du quotidien, le 14 décembre 2018. ©REUTERS/Manaure Quintero
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« 75 ans de résistance disparus en une nuit ». Pour son dernier article imprimé, Jackelin Diaz raconte l'ultime souffle de sa rédaction en tant que journal papier. « A 20 heures les rotatives ont débuté l'impression des dernières pages de l'effort pour un journalisme indépendant, [...] d'une lutte pour la démocratie ». La journaliste termine en décrivant la pensée présente dans chaque esprit au moment d'éteindre les machines « Un jour les lettres bleues [d'el Nacional] réapparaîtront pour titrer: Le Venezuela est revenu à la démocratie ». Mais pour l'heure, rendez-vous sur la toile.

La fermeture de ce journal ne passe pas inaperçue sur le continent américain. Beaucoup de rédactions en parlent, à l'image de L'Argentin Clarin qui dénonce les embûches semées par le gouvernement vénézuélien face à l'une des plus anciennes rédactions du pays. Dans les pages péruviennes d'el Heraldo, le directeur adjoint de la rédaction rappelle les dons de journaux tels que la Nacion en Argentine, O Globo au Brésil et El Mercurio au Chili pour tenter d'aider leurs confrères à tenir le cap.

Aux Etats-Unis, le Sénat veut sévir face à l’Arabie Saoudite

Les journaux américains saluent le vote du Sénat qui demande l'arrêt du soutien des Etats-Unis à la coalition internationale au Yémen et qui pointe la responsabilité du prince héritier saoudien dans l'affaire Khashoggi.

Un vote à 56 voix contre 41 au Sénat hier a marqué selon le New York Times, un mouvement rare pour limiter le pouvoir de guerre du président. C'était également une marque de désapprobation au sujet d'un conflit qui dure depuis presque quatre ans et a tué des milliers de civils. L'Arabie Saoudite y est l'un des principaux acteurs et achète une partie de ses armes aux Etats Unis.

Les sénateurs ont ensuite unanimement adopté une autre résolution afin de tenir Mohammed ben Salman pour responsable de la mort du Jamal Khashoggi. Le journaliste saoudien tué en octobre dernier était notamment éditorialiste pour le Washington Post. Le journal publie aujourd'hui un édito sur ce qu'il appelle « un puissant rejet de l'Arabie saoudite .... et de Trump ». La rédaction note de surcroît que la résolution exige la libération de tous les Saoudiens emprisonnés pour avoir pacifiquement œuvré pour des réformes.

Les démocrates prendront le contrôle de la Chambre des représentants le mois prochain ce qui devrait permettre de concrétiser le message de rejet envoyé hier par le sénat affirme le New York Times.

Brésil : « Marielle Franco a été tuée par des milices »

Dans le quotidien brésilien Estado de Sao Paulo, le secrétaire de la sécurité publique de l'Etat de Rio affirme que des miliciens auraient tué la jeune femme pour une question de territoire. Marielle Franco a été assassinée, il y a neuf mois jour pour jour à Rio. Sa mort a occasionné de nombreuses manifestations dans tout le pays dénonçant l'impunité qui règne dans la ville. Certains pointaient du doigt la responsabilité de la police. Dans son interview pour l'Estado de Sao Paulo, Richard Nunes explique qu'en tant que membre du conseil municipal de Rio, Marielle Franco s'occupait de la partie ouest de Rio contrôlée par des milices. Elle se serait opposée à leur volonté de confisquer une partie du territoire ce qui lui aurait coûté la vie.

Selon o Globo hier une opération de police a visé quinze adresses différentes afin d'arrêter des miliciens, mais à la question do Estadao : « Est-il possible que certains complices de ce meurtre soient déjà morts, Nunes a répondu « probablement oui ».

Dans la publication brésilienne del Pais , le père de la défunte s'adresse à Dieu. Antonio Fransisco da Silva conclut tristement : « Nous continuons infatigablement nos recherches pour savoir qui a pris la vie de notre fille Marielle Franco. »

Mexique : Cinéma dans l'ancienne résidence présidentielle

Trois mille personnes étaient réunies hier dans les jardins de l'ancienne résidence présidentielle à Mexico selon el Universal. C'est la concrétisation d'une des promesses du nouveau président mexicain Obrador, d'ouvrir au public cette importante propriété.

Allongés sur nattes, pop-corn en mains, les téléspectateurs ont découvert le film Roma. Il tient son nom de celui d'un quartier de Mexico où le réalisateur a grandi. Ce film met en lumière le talent de l'actrice amérindienne mexicaine Yalitza Aparicio. Le temps d’un film, le peuple mexicain s'est réapproprié sa pelouse et une partie de son histoire.

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