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Russie / Venezuela

La Russie souhaiterait ouvrir une base de bombardiers au Venezuela

Un Tupolev 160 russe après son atterrisage à Maiquetía, au Venezuela, le 10 décembre 2018.
Un Tupolev 160 russe après son atterrisage à Maiquetía, au Venezuela, le 10 décembre 2018. Russian Defence Ministry/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La récente visite au Venezuela de bombardiers stratégiques russes cache-t-elle un plan visant à établir une base russe permanente dans le pays ? Selon la presse russe, des projets en ce sens seraient en discussion entre Moscou et Caracas et l'armée russe se préparerait à une présence militaire de long terme en Amérique centrale. Elle pourrait même baser des bombardiers Tupolev à seulement 2 000 kilomètres du territoire américain, notamment sur une île parfaitement située, au large du Venezuela : une première depuis la crise des missiles à Cuba, en 1962.

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Pour la Russie, l'île de La Orchila pourrait constituer une base avancée comparable aux bases américaines de Guam dans le Pacifique ou de Diego Garcia dans l'océan indien. Des sources politico-militaires, citées par la presse russe, assurent que Moscou aurait pris sa décision et que le gouvernement vénézuélien ne s'y serait pas opposé.

L'île de La Orchila accueille déjà une garnison vénézuélienne et dispose d'une piste d'atterrissage de 3 000 mètres, mais il faudra encore effectuer des aménagements importants pour en faire une véritable base stratégique.

Jusqu'alors, les Tupolev 160 russes faisaient escale sur l'aéroport civil de Maiquetía, près de Caracas, quand ils se déployaient au Venezuela. Mais la presse russe fait remarquer que « baser des bombardiers à capacité nucléaire sur un aéroport civil n'est pas la meilleure option ».

De l'île de La Orchila, ces Tupolev 160 pourraient effectuer des patrouilles au-dessus des Caraïbes sans avoir besoin d'avions ravitailleurs, ce qui est « économiquement raisonnable » fait-on enfin remarquer à Moscou. Équipés de missiles, ces appareils russes capables de voler deux fois plus vite que la vitesse du son pourraient en principe atteindre la quasi-totalité du territoire des États-Unis.

Du point de vue de la Russie, positionner des bombardiers aussi près des côtes américaines constituerait un moyen de pression en cas de retrait de Washington du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) en Europe.

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