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Venezuela

Venezuela: l'opposition appelle à manifester pour de nouvelles élections

Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido lors d'un meeting, le 11 janvier 2019 à Caracas.
Le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido lors d'un meeting, le 11 janvier 2019 à Caracas. REUTERS/Manaure Quintero
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Juan Guaido, le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne acquise à l’opposition, se dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition. Une déclaration forte au lendemain de l’investiture contestée du président Nicolas Maduro pour un second mandat. Les députés comptent déjà sur l’appui d’une grande partie de la communauté internationale qui juge Maduro illégitime. Mais il leur faut encore gagner le soutien de la rue pour convoquer de nouvelles élections.

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Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

Lors d’un meeting en plein centre de Caracas, Juan Guaido s’est appuyé sur trois articles de la Constitution pour démontrer quele gouvernement n’est pas légitime.

« Nous assumons clairement la présidence de la République car c’est ce que dit notre Constitution. Mais est-ce que c’est possible de faire respecter la Constitution en dictature ? [la foule crie "non"] Dans ce cas c’est au peuple du Venezuela, à l’armée et à la communauté internationale de nous porter au pouvoir ! »

Le président du Parlement appelle donc à une grande manifestation, partout au Venezuela, le 23 janvier prochain. Une date symbolique marquant la chute d’un ancien dictateur vénézuélien en 1958.

 → A (RE)LIRE : Maduro investi pour un deuxième mandat dans un Venezuela toujours plus isolé

Vive réaction du pouvoir

Cette annonce devrait exacerber les tensions entre gouvernement et opposition. Iris Varela, la ministre des Prisons, a d’ailleurs rapidement réagit sur Twitter en avertissant Juan Guaido que « sa cellule et son uniforme sont déjà prêts ».

Au-delà d’éventuelles arrestations de personnalités politiques, la manifestation du 23 janvier pourrait être fortement réprimée comme lors des dernières grandes mobilisations de 2017. Cette année-là, plus d’une centaine de personnes étaient mortes de part et d’autre.

Ce sera donc un vrai défi pour l’opposition de remobiliser une population désabusée par tant de violence. Ce sera encore plus dur de convaincre l’armée qui a renouvelé ce jeudi son soutien à Nicolas Maduro.

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