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Venezuela

Venezuela: les militaires à l'origine du soulèvement contre Maduro arrêtés

Un groupe d'assaillants de la Garde nationale bolivarienne s'est rendu ce 21 janvier à la caserne de Cotiza, dans le nord de Caracas, où ils ont enregistré une vidéo.
Un groupe d'assaillants de la Garde nationale bolivarienne s'est rendu ce 21 janvier à la caserne de Cotiza, dans le nord de Caracas, où ils ont enregistré une vidéo. YURI CORTEZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Venezuela, le groupe de militaires qui s’est soulevé ce 21 janvier à Caracas a été arrêté selon l’armée. Via plusieurs vidéos postées sur le réseau social Twitter, ils se sont dits opposés au régime et affirmaient vouloir « rétablir l’ordre constitutionnel ». Selon l’état-major vénézuélien, ces militaires « subiront tout le poids de la loi ». Vingt-sept militaires ont été arrêtés par les autorités.

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Avec notre correspondant à CaracasBenjamin Delille

Le soulèvement a commencé un peu avant 3h du matin selon un communiqué de l’état-major vénézuélien. Un groupe de militaires aurait quitté une caserne de Macarao, au sud de la capitale, à bord de deux véhicules. Ils auraient ensuite volé plusieurs armes de guerre dans une autre caserne à l’est de la ville, dans le quartier de Pétaré. Puis ils se sont retranchés dans une troisième caserne, à Cotiza, en plein centre de Caracas.

Le quartier a rapidement été bouclé par les forces de l’ordre. Dans une vidéo postée sur Twitter, un sergent s’est exprimé directement envers les Vénézuéliens : « Je suis avec mes soldats de la garde nationale, on va nous destituer. Alors je vous demande s’il vous plaît, vous les guerriers de la rue, de sortir pour manifester, pour protester. »

Les riverains de Cotiza ont soutenu le soulèvement par un concert de casseroles en descendant dans la rue vers 8h. « Ne vous rendez pas ! » scandaient les manifestants aux militaires retranchés. Ceux-ci ont finalement été arrêtés, mais les manifestants sont restés dans la rue malgré les tentatives de dispersion de la police à coup de gaz lacrymogène. « On est avec eux, s’ils veulent sauver notre pays, on reste avec eux, dans la rue ! On veut la liberté » a proclamé une riveraine. « On ne veut plus d’aides sociales, on veut que Nicolas s’en aille » a confié à RFI un autre riverain.

L’annonce de l’arrestation des militaires a eu lieu un peu après 9h. Le numéro 2 du régime, Diosdado Cabello, affirme que les militaires sont déjà passés aux aveux. Selon lui, on leur a promis des « villas et des châteaux » pour qu’ils se soulèvent.

A midi heure locale, la tension était toujours vive dans le quartier. Des barricades ont été installées, et des tirs ont même été entendus. Au moins une dizaine d’habitants du quartier ont été blessés.

Pour l’opposition, cet événement traduit un malaise généralisé au sein de l’armée vénézuélienne. L’opposant Juan Guaido a rappelé que l’Assemblée nationale qu’il préside offrirait toutes les garanties nécessaires aux militaires prêts à rétablir l’ordre constitutionnel.


► Réactions politiques

Pour la dirigeante de l'opposition Marina Corina Machado, les habitants de Cotiza sont « la voix de la République qui a décidé de se libérer ». Henrique Capriles, l'ancien candidat à l'élection présidentielle, tente d'expliquer le soulèvement des soldats : « La faim et la crise économique affectent également les militaires et leurs familles », écrit-il. « Personne ne peut nier l'immense mécontentement qui existe au sein de nos forces armées ».

Du côté de l'armée on a évidemment une tout autre lecture. Le ministre vénézuélien de la Défense, Padrino Lopez, assure que les rebelles ne sont rien de plus qu'un « petit groupe ». Ce qui n'empêche pas Diosdado Cabello, l'un des poids lourds du régime chaviste, de dénoncer « une attaque contre la patrie ».

RFI

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