Venezuela

Venezuela: plusieurs pays européens lancent un ultimatum à Maduro

Le nouveau chef de file de l'opposition Juan Guaido en meeting à Caracas le 25 janvier 2019.
Le nouveau chef de file de l'opposition Juan Guaido en meeting à Caracas le 25 janvier 2019. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

En pleine crise vénézuélienne, trois pays européens lancent un ultimatum. La France, l'Espagne et l'Allemagne déclarent simultanément qu'elles reconnaîtront le président autoproclamé Juan Guaido si des élections anticipées ne sont pas annoncées d'ici huit jours.

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Le peuple vénézuélien doit pouvoir décider librement de son avenir. Sans élections annoncées d’ici 8 jours, nous serons prêts à reconnaître Juan Guaido comme « président en charge » du Venezuela pour enclencher un processus politique. « Nous y travaillons entre partenaires européens ». C'est avec ces mots et sur son compte Twitter qu'Emmanuel Macron a formulé cet ultimatum.

Au même moment à Madrid, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez adressait le même message lors d'une conférence de presse, appelant à la convocation d'élections « justes, libres et transparentes au Venezuela ».

La porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel, leur a emboîté le pas.

Pas de consensus au niveau européen vendredi soir

On ignore pour l'instant si d'autres pays européens ont l'intention de se joindre à cette demande. Cette prise de position française et espagnole intervient sur fond de désaccord au sein de l'Union européenne puisqu'hier, vendredi, les 28 n'ont pas réussi à s'entendre sur une position commune.

Le projet de texte soumis en fin de journée aux gouvernements des 28 stipulait que si Nicolas Maduro n'acceptait pas d'organiser de nouvelles élections, «l'UE étudierait la possibilité de prendre de nouvelles dispositions, dont la reconnaissance de Juan Guaido comme président par intérim». Une formulation  L'Espagne a refusé de soutenir cette formulation et, soutenue par plusieurs autres pays, avait demandé de la remplacer par «décidera de prendre de nouvelles dispositions, dont la reconnaissance de Juan Guaido comme président par intérim», selon des sources interrogées par l'Agence France presse.

Du côté du Royaume-Uni, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt, avait souligné jeudi -au lendemain de l'autoproclamation de Juan Guaido- que pour le Royaume-Uni ce dernier était «la bonne personne pour faire avancer le pays». «Nous soutenons les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et l'Argentine pour que cela se réalise», avait-il ajouté, sans aller jusqu'à reconnaître formellement l'opposant.

Ces prises de position européennes interviennent à quelques heures d'une réunion du conseil de sécurité de l'ONU. Une réunion convoquée en urgence par les Etats-Unis qui, de leur côté appellent la communauté internationale à reconnaître immédiatement Juan Guaido en tant que président par interim du Venezuela.

avec agences

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