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Etats-Unis / Venezuela

Washington annonce des sanctions contre la compagnie pétrolière vénézuélienne

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump est venu répondre aux journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche avec à la main un bloc-notes où l'on peut lire «5000 soldats en Colombie», le 28 janvier 2019.
John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump est venu répondre aux journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche avec à la main un bloc-notes où l'on peut lire «5000 soldats en Colombie», le 28 janvier 2019. REUTERS/Jim Young
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Cinq jours après avoir reconnu le chef de l’Assemblée nationale comme président par intérim du Venezuela, les Etats-Unis annoncent des sanctions contre le pays. La compagnie pétrolière nationale vénézuélienne ne sera plus autorisée à bénéficier des revenus de son commerce avec les Etats-Unis et ses avoirs à l’étranger seront bloqués.

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Le Trésor américain estime que les revenus de la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA servent à entretenir la corruption du régime Maduro. Les sanctions américaines vont entraîner le gel de sept milliards de dollars d'actifs de la firme à l’étranger et devraient la priver de plus de 11 milliards de dollars de recettes d'exportation dans l'année à venir. Mais il ne s’agit pas à proprement parler d’un embargo sur le pétrole vénézuélien, rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

« Si le Venezuela veut continuer à nous vendre du pétrole, cela sera possible tant que les revenus iront sur ces comptes bloqués. Sinon nous ne l’achèterons pas. Tout achat de pétrole vénézuélien par des entités américaines devra être réglé sur des comptes bloqués », a indiqué Steve Mnuchin, secrétaire au Trésor.

Les Etats-Unis ont par ailleurs appelé l’armée vénézuélienne à accepter la transition du pouvoir aux mains du chef de l’Assemblée nationale. Et John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche a réitéré les menaces voilées de Donald Trump.

« Comme vous le savez le 23 janvier le président Trump a officiellement reconnu le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne Juan Guaido en tant que président par intérim du Venezuela. Depuis cette date, 21 autres gouvernements de la région et à travers le monde ont joint les Etats Unis et reconnu Guaido comme président par intérim. Aujourd’hui nous annonçons des sanctions contre la société pétrolière vénézuélienne connue sous l’acronyme espagnol PDVSA, une entreprise détenue par l’Etat. Nous avons continuellement dénoncé la corruption de Maduro et de ses acolytes, et l’action d’aujourd’hui certifie qu’ils ne pourront plus déposséder le peuple vénézuélien de leurs richesses. Nous estimons que ces sanctions entraîneront le gel de 7 milliards de dollars et la perte de 11 milliards de dollars en exportations au cours de l’année à venir », a notamment déclaré John Bolton.

Selon la Maison Blanche, des dissensions commencent à apparaître au sein de l'armée. L’attaché militaire du Venezuela à Washington a annoncé samedi qu’il se ralliait au président par intérim.

« 5.000 soldats en Colombie »: les notes de John Bolton intriguent

John Bolton n'a pas pris soin de dissimuler ses notes lorsqu'il est venu répondre ce lundi aux questions des journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche.

Une ligne griffonnée en haut du bloc-notes qu'il tenait dans sa main a retenu l'attention: « 5.000 soldats en Colombie », peut-on lire en regardant de près les clichés du point de presse.

Sollicité par l'AFP sur la signification de cette inscription, un responsable américain a simplement indiqué ne pas disposer d'informations accréditant ce chiffre.

Interrogé durant ce point de presse sur une éventuelle intervention militaire américaine au Venezuela, M. Bolton a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump la semaine dernière, que « toutes les options » étaient sur la table.

Maduro annonce des poursuites contre les Etats-Unis

« J'ai donné des instructions précises au président de PDVSA pour engager les actions politiques, légales, devant les tribunaux américains et du monde, pour défendre la propriété et la richesse de Citgo », sa filiale de raffineries aux Etats-Unis, a déclaré le président vénézuélien Nicolas Maduro à la télévision d'Etat.

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