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Brésil

Rupture d'un barrage au Brésil: un rapport pointait des problèmes de drainage

La rupture du barrage minier de Brumadinho a fait au moins 134 morts et 199 disparus.
La rupture du barrage minier de Brumadinho a fait au moins 134 morts et 199 disparus. REUTERS/Adriano Machado
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Douze jours après la rupture du barrage de Brumadinho au Brésil, de nouvelles révélations pointent un peu plus la responsabilité du géant minier Vale.

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Plusieurs médias brésiliens ont publié ce mardi des extraits du certificat de stabilité délivré en septembre 2018 par la société allemande TÜV SÜD, chargée de contrôler le barrage de Brumadinho. Photos à l'appui, il montre que les tubes de drainage étaient partiellement endommagés ou « bouchés par la végétation ».

Malgré un niveau de sécurité jugé à la limite de la réglementation, la stabilité du barrage a été attestée. Une quinzaine de recommandations y sont toutefois listées afin d'améliorer le niveau de sécurité de la construction. L'entreprise de contrôle demande notamment l'installation d'un radar. Selon les médias nationaux, un tel système aurait permi le déclenchement de l'alarme censée alerter les employés de Vale et les habitants de la zone.

Le 25 janvier dernier, la rupture du barrage de la mine Corrego do Feijao, dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est), a provoqué une marée du boue qui a tout emporté sur son passage, faisant au moins 134 morts et 199 disparus, selon le dernier bilan officiel provisoire. Le jour du drame, les rescapés affirment n'avoir entendu aucune sirène. C'est l'un des reproches directement portés par les familles de victimes à Vale ces derniers jours.

Pour l'heure, le tribunal a interdit à l'entreprise de stocker des résidus miniers dans huit de ses barrages toujours actifs. Celui de Brumadinho est la deuxième installation minière gérée par Vale à céder en seulement trois ans. L'entreprise a affirmé dans un communiqué que « tous les barrages (étaient) dotés des licences nécessaires et de certificats de stabilité valides » et a annoncé qu'elle ferait appel, considérant « sans fondement technique (...) la décision de suspendre leurs opérations ».

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