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Etats-Unis/Arabie saoudite

Etats-Unis: un projet de centrales nucléaires en Arabie saoudite

Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, en compagnie du président américain Donald Trump, le 20 mars dernier à Washington (photo d'illustration).
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, en compagnie du président américain Donald Trump, le 20 mars dernier à Washington (photo d'illustration). REUTERS/Jonathan Ernst/File Photo
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Selon un rapport présenté ce mardi 19 février à la Chambre des représentants, le président américain Donald Trump et son entourage auraient participé à la vente d’une technologie nucléaire sensible à l’Arabie saoudite.

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La semaine dernière à Varsovie, devant les délégations d’une soixantaine de pays dont l’Arabie saoudite, le secrétaire d’Etat américain appelait à l’union pour lutter notamment contre la « prolifération d’armes de destruction massive » dont font partie les armes nucléaires.

Lors de cette conférence portée officiellement sur la construction d’un avenir de paix au Moyen-Orient, le vice-président américain Mike Pence désignait à plusieurs reprises l’Iran comme une menace commune, principale responsable des maux de la région.

Lorsqu’il s’agit du développement du nucléaire dans d’autres pays du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, le discours est différent. Selon un rapport présenté ce mardi par la Chambre des représentants américaine, la veille de la conférence de Varsovie, le président Donald Trump rencontrait des constructeurs de centrales nucléaires afin de discuter du partage des technologies américaines notamment avec Riyad.

Lancement d'une enquête

Le document présenté par la Commission de contrôle et de réforme s’appuie sur des témoignages et preuves fournis par plusieurs lanceurs d’alertes, restés anonymes par crainte des représailles. Selon eux Donald Trump et son entourage auraient participé à l’élaboration d’un projet de construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite. Dans les rouages de cette affaire, des proches du président ; le général Michael Flynn par exemple, conseiller aussi bien auprès de Donald Trump que pour IP3. Ce groupe privé rassemble les entreprises américaines chargées de construire les infrastructures nucléaires en Arabie saoudite. La commission se serait également procuré les preuves d’une communication régulière entre des membres d’IP3 et de la Maison Blanche.

Les députés démocrates auteurs du rapport ont donc lancé une enquête pour tenter de prouver la présence d’un conflit d’intérêts, mais ils mettent également en avant les craintes de certains experts : le transfert de ces technologies nucléaires américaines pourrait permettre à l’Arabie saoudite de produire des armes nucléaires. L’année dernière le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman avait d’ailleurs clairement affirmé : « Si l’Iran développe la bombe nucléaire, nous ferons de même le plus vite possible ».

Un projet illégal

En plus d’être dangereux, ce projet pourrait donc être illégal puisque la loi interdit aux Etats-Unis de transférer leur savoir-faire nucléaire vers des pays tiers sans garantie d'un usage pacifique de cette énergie.

Les liens étroits entre Washington et Riyad ne sont pas nouveaux. Ils ont été particulièrement dénoncés après l’assassinat de l’éditorialiste et opposant Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul. Depuis, un projet de loi a été voté par la Chambre des représentants afin de limiter les échanges entre les deux pays.

La tension est de plus en plus forte entre Washington et Téhéran et le président Donald Trump a parallèlement annoncé sa volonté de retirer progressivement ses troupes de Syrie et plus globalement du Moyen-Orient. Le président américain a donc plus que jamais besoin d’alliés fiables au Moyen-Orient. C’est ainsi que Riyad était présenté à la Conférence de Varsovie, un des pays arabes leaders, rangé du côté de la « force du bien », les Etats-Unis.

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