Accéder au contenu principal
Venezuela

Venezuela: rassemblements pro et anti-gouvernement après la panne géante

Manifestation de l'opposition contre le gouvernement vénézuélien, à Caracas, le 9 mars.
Manifestation de l'opposition contre le gouvernement vénézuélien, à Caracas, le 9 mars. REUTERS/Carlos Jasso
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Des milliers de partisans de l'opposition, vêtus de blanc, convergeaient samedi vers le centre de Caracas malgré un impressionnant déploiement de forces de l'ordre, au lendemain d'une gigantesque panne électrique qui enfonce encore un peu plus le Venezuela dans la crise. Quinze personnes hospitalisées sont décédées, faute de dialyse.

Publicité

Simultanément, des milliers de soutiens du régime, en rouge, attendaient dans un autre quartier du centre le président Nicolas Maduro, qui a accusé l'opposition et les Etats-Unis de sabotage. Les autorités vénézuéliennes ne fournissent jamais de statistiques concernant les manifestations.

En début d'après midi, peu avant 14h locales, ils étaient près de 10 000 manifestants de l'opposition à gagner le lieu du rassemblement final avec Juan Guaido, avenue de la Victoria, où de nombreux policiers antiémeute ont été déployés depuis les premières heures du jour.

Vingt blindés

Alors que leur nombre continuait de croitre, de très nombreux militaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) avaient pris position le long des autoroutes urbaines et bloquaient les sorties conduisant à l'avenue de la Victoria, selon un journaliste de l'AFP qui a compté au moins vingt blindés.

« Ils vont essayer de nous faire peur mais ils vont avoir une surprise: ils n'arriveront pas à contenir un peuple décidé à en finir avec l'usurpation » a tweeté Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, reconnu par une cinquantaine de pays depuis le 23 janvier.

Dans la nuit, des députés de l'opposition ont dénoncé l'arrestation de trois de leurs collaborateurs qui étaient en train de monter une estrade. Mais ils ont affirmé que l'appel à défiler était maintenu même sans estrade.

S'adressant à ses partisans du haut d'un pont de la capitale vénézuélienne, le président par intérim autoproclamé a déclaré que le gouvernement chaviste était « incapable de résoudre la crise de l'électricité qu'il a lui-même créée ».

Quinze patients décédées

De son côté, le président Maduro a appelé à marcher à partir de 11h00 (heure locale) et la télévision nationale montre l'acheminement de ses partisans en chemises rouges à bord de bus spéciaux. Sur Twitter, il a affirmé samedi matin qu'« une fois de plus l'impérialisme américain a sous-estimé la détermination du peuple vénézuélien ».

Le chef de l'Etat, dont la réélection est contestée par l'opposition, a attribué la gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays pendant près de 30 heures à un « sabotage cybernétique » fomenté par les Etats-Unis. L'électricité est revenue samedi matin dans la plupart des quartiers de Caracas et dans les Etats du centre-est du pays, mais la situation reste inchangée dans le reste du territoire, en particulier dans la zone pétrolière et très peuplée de Maracaïbo (ouest) et dans les zones intérieures qui ont passé une deuxième nuit dans le noir.

Les télécommunications, entièrement coupées - internet et réseaux cellulaires - commencent à se rétablir mais le métro de la capitale, qui transporte chaque jour près de deux millions de personnes, reste fermé.

Avec l'absence de courant et la suspension de la distribution de l'eau dans les immeubles, assurée par des pompes électriques, la situation sanitaire est devenue problématique. Les hôpitaux ont connu une situation dramatique, la plupart des établissements étant dépourvus de générateurs et ceux qui en avaient les ont réservés aux services d'urgence, sans empêcher des décès de leurs patients : quinze patients souffrant de maladies rénales sont morts faute de dialyse.

(avec AFP)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.