ONU / Nouvelle-Zélande

Après Christchurch, l'ONU veut aider à protéger les lieux de culte dans le monde

Le secrétaire général de l'ONU António Guterres visite le Centre culture islamique de Manhattan, à New York, le 22 mars 2019.
Le secrétaire général de l'ONU António Guterres visite le Centre culture islamique de Manhattan, à New York, le 22 mars 2019. TIMOTHY A. CLARY / AFP

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est rendu vendredi 22 mars dans une mosquée de Manhattan pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de Christchurch.

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Dans un message de compassion à l’adresse de la communauté musulmane, António Guterres a indiqué que l’ONU se tenait prête à prendre des mesures pour soutenir la protection des lieux de culte dans le monde.

« Les discours de haine se propagent comme une traînée de poudre. Le cancer s’étend. Il est de notre responsabilité d’y trouver un remède. Nous devons agir contre l’extrémisme sous toutes ses formes : qu’il vise les mosquées, les synagogues ou les églises. Tout le monde devrait pouvoir observer et pratiquer sa foi en paix. C’est pourquoi j’ai demandé aujourd’hui au haut représentant des Nations unies pour l’Alliance des civilisations, Miguel Moratinos, de mettre au point un plan d’action pour que l’ensemble du système des Nations unies s’engage à sauvegarder les lieux de culte. J'ai demandé à l'Alliance des civilisations de prendre contact avec les gouvernements, les organisations confessionnelles, ainsi que les chefs religieux pour explorer les mesures à prendre pour prévenir ces attaques et garantir le caractère sacré des sites religieux. Les mosquées et tous les lieux de prière et de contemplation doivent être des havres de paix et non des endroits de terreur. »

Vendredi, un appel à la prière a été diffusé dans toute la Nouvelle-Zélande, suivi de deux minutes de silence. Des milliers de personnes, dont la Première ministre Jacinda Ardern, se sont recueillies en silence dans un parc en face de la mosquée al-Nour, la première visée le 15 mars par le tueur.

Ce massacre filmé et diffusé en direct sur Facebook par son auteur a provoqué une onde de choc dans un archipel connu pour sa tolérance, sa faible criminalité et sa tradition d'accueil.

Brenton Tarrant, un suprémaciste blanc de 28 ans, a abattu 50 personnes âgées de 3 à 77 ans et blessé des dizaines de personnes dans ce massacre.

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