Aviation

Crashs des 737 MAX: Boeing essaie de regagner la confiance des clients

Un Boeing 737 MAX 8 photographié à Renton, dans l'Etat américain de Washington.
Un Boeing 737 MAX 8 photographié à Renton, dans l'Etat américain de Washington. REUTERS/David Ryder
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En pleine crise après les deux crashs de son dernier-né, le 737 MAX, Boeing tente de regagner la confiance. Ce mercredi 27 mars, depuis son fief de Renton dans l’Etat de Washington, le constructeur américain a lancé la contre-offensive et présenté les modifications du stabilisateur du 737 MAX, en cause dans les deux catastrophes meurtrières à cinq mois d’intervalle.

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Avec notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve

Devant des centaines de journalistes et de représentants d’agences aéronautiques internationales, le vice-président de Boeing dit vouloir redonner foi et confiance dans son industrie. Pour ce faire, depuis son fief de Renton, près de Seattle, le constructeur dévoile ses modifications censées rendre le système « plus solide ». Un système anti décrochage en cause dans deux crashs de 737 MAX en cinq mois, qui ont fait 346 morts au total.

Tests pendant des centaines d'heures

Boeing travaillait déjà sur les mises à jour de ce logiciel depuis le premier crash de la Lion Air en novembre. Ces améliorations ont été testées pendant des centaines d’heures en simulateur et en vol réel. En cas de problème, elles doivent permettre aux pilotes de désactiver plus facilement le stabilisateur pour reprendre le contrôle manuel de l’appareil. Les pilotes seront aussi mieux alertés en cas d’incident.

Attendre trois mois

Le 737 MAX est maintenant interdit de vol depuis plus de deux semaines aux États-Unis. Selon les spécialistes, il faudra attendre jusqu’à 3 mois avant que ces modifications soient certifiées par la FAA, une agence aéronautique américaine elle-même très contestée, accusée d’avoir trop facilement autorisé la mise en service du 737 MAX en raison de collusions possibles avec Boeing. Ce mercredi, la FAA a dû répondre de ces critiques devant le Sénat américain.

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