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Etats-Unis / Canada

Donald Trump valide le nouveau permis de construire de l'oléoduc Keystone XL

Donald Trump exprime sa satisfaction après la signature du permis de construire de l'oléoduc Keystone XL délivré à TransCanada, le 29 mars 2019.
Donald Trump exprime sa satisfaction après la signature du permis de construire de l'oléoduc Keystone XL délivré à TransCanada, le 29 mars 2019. REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le président américain Donald Trump a signé vendredi 29 mars un nouveau permis de construire pour relancer le projet d'oléoduc géant Keystone XL, a informé dimanche la Maison Blanche. Celui-ci doit relier les champs pétrolifères du Canada aux Etats-Unis et a été suspendu en novembre par un juge américain. Ce projet, auquel tiennent les actuels gouvernements américain et canadien, rencontre une levée de boucliers des écologistes et des tribus locales notamment.

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« J'autorise par la présente... TransCanada Keystone Pipeline, L.P. à construire, connecter, gérer et entretenir un oléoduc à la frontière internationale des Etats-Unis et du Canada, dans le comté de Phillips au Montana, pour l'importation de pétrole du Canada aux Etats-Unis », peut-on lire dans le communiqué mis en ligne sur le site de la Maison Blanche.

Un projet devenu un véritable serpent de mer. C'est en 2008 que nait l'idée d'agrandir l'oléoduc Keystone déjà existant. Il doit devenir XL, extra large, avec deux nouveaux tronçons : l'un dans le sud des Etats-Unis qui n'a pas posé de soucis majeur et l'autre plus au nord, 1900 kilomètres de pipeline devant relier la province canadienne d'Alberta à l'Etat du Nebraska, dans le centre des Etats-Unis. C'est la compagnie TransCanada qui est à la manoeuvre.

Mais rapidement, des voix s'élèvent contre l'impact environnemental, jugé disproportionné par rapport aux bénéfices. L'oléoduc affecterait grandement les cultures autochtones. En cas de fuite par exemple, ce serait une catastrophe. En conséquence, dès 2012, Barack Obama met un frein au projet. S'ensuivent de longues discussions et un blocage total quelque trois ans plus tard.

Lieu de stockage des tuyaux du projet d'oléoduc Keystone à Gascoyne, Dakota du Nord, photographié le 14 novembre 2014.
Lieu de stockage des tuyaux du projet d'oléoduc Keystone à Gascoyne, Dakota du Nord, photographié le 14 novembre 2014. REUTERS/Andrew Cullen

Mais Donald Trump en fait une priorité dès son arrivée à la Maison Blanche. Résultat, en janvier 2017, il relance le projet, un nouveau permis de construire est délivré. Mais il sera finalement suspendu par un juge du Montana en novembre dernier. Le juge Brian Morris avait estimé que Keystone XL n'était pas d'intérêt national au regard des risques. Mais visiblement Donald Trump n'en démordra pas, d'autant qu'il a le soutien du gouvernement canadien sur ce dossier.

Un manifestant proteste contre la décision du président américain Donald Trump de relancer le projet de construcion de l'oléoduc Keystone XL, le 10 mars 2017 à Washington.
Un manifestant proteste contre la décision du président américain Donald Trump de relancer le projet de construcion de l'oléoduc Keystone XL, le 10 mars 2017 à Washington. REUTERS/Lucy Nicholson

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