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Etats-Unis

La justice américaine réclame Julian Assange

Affiche de soutien à Julian Assange devant le tribunal de Westminster à Londres, le 11 avril 2019.
Affiche de soutien à Julian Assange devant le tribunal de Westminster à Londres, le 11 avril 2019. REUTERS/Hannah McKay
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Etats-Unis veulent juger Julian Assange, arrêté jeudi 11 avril à Londres après une demande d’extradition. La justice américaine a inculpé le fondateur du site WikiLeaks en 2018 pour avoir piraté un ordinateur gouvernemental afin d’orchestrer une fuite sans précédent pour le renseignement militaire américain sur son site WikiLeaks en 2012: celle de centaines de milliers de câbles diplomatiques et documents confidentiels de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. 

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De notre correspondant à San Francisco Eric de Salve

Selon la justice américaine, la diffusion sur WikiLeaks, site fondé par Julian Assange, de centaines de milliers de documents confidentiels a été rendue possible grâce à la complicité d’un analyste du renseignement américain Bradley Manning, devenu Chelsea, condamné en 2013 à 35 ans de prison.

Julian Assange lui risque beaucoup moins, car le droit américain, très sévère pour la fuite de documents confidentiels, l’est moins pour leur publication, au nom de la liberté d’expression. La justice américaine reproche seulement à Assange d’avoir aidé Manning a obtenir les mots de passe du ministère de la Défense lui permettant de pirater les documents. Un chef d’accusation d’association de malfaiteur en vue de piratage informatique pour lequel Julian Assange encourt une peine maximale de cinq années de prison. Ce n’est qu’en 2018 qu’un grand jury avait inculpé l’Australien de 47 ans. Barack Obama avait renoncé à le poursuivre.

Trump et WikiLeaks, les liaisons dangereuses

Quant à Donald Trump, il avait plusieurs fois déclaré être un grand fan d’Assange en 2016. C’était juste après le tournant de la campagne présidentielle : la diffusion par WikiLeaks de milliers d’emails du parti démocrate piratés par des Russes. « Au total, Donald Trump a vanté les mérites de WikiLeaks plus de 100 fois pendant sa camapgne », pointe le Washington Post. Le quotidien américain affirme même qu’un portrait de Julian Assange, tel un héros, était affiché dans l’une des salles de réunion du candidat Trump. 

D’un héros qui a fait les affaires de Donald Trump, Julian Assange serait-il devenu embarrassant pour le président américain ? Interpellé à ce sujet jeudi 11 avril, le président est peu loquace : « Je ne connais rien à Wikileaks. Ce n’est pas mon truc ».  Donald Trump renvoie désormais la balle vers le ministère américain de la Justice. « J'imagine surtout que le procureur général qui fait un excellent travail - prendra donc une décision. Ce n'est pas mon affaire! »

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump retourne sa veste au sujet de Wikileaks. En 2010, il déclarait : « Je pense qu'il devrait y avoir une peine de mort pour les personnes à l’origine de ce site internet ». Après un regain d'amour pour Julian Assange pendant la campagne de 2016. La reconnaissance du travail de WikiLeaks par le président amércain aura donc été de courte durée.  

Les politiques américains  

Unanime de son côté la classe politique américaine demande un procès aux États-Unis contre un homme qualifié de « méprisable et dangereux » par le sénateur républicain Lindsay Graham et d’« agent russe » par l’un de ses collègues démocrates. 

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