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Revue de presse des Amériques

A la Une: les attentats au Sri Lanka

Des chrétiens pakistanais allument des bougies pour rendre hommage aux victimes des attentats au Sri Lanka lors d'une veillée à Islamabad le 22 avril 2019.
Des chrétiens pakistanais allument des bougies pour rendre hommage aux victimes des attentats au Sri Lanka lors d'une veillée à Islamabad le 22 avril 2019. © AAMIR QURESHI / AFP
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« Le Sri Lanka confronté au terrorisme contre les catholiques » titre le journal mexicain El Financiero. Pour le quotidien argentin Clarin, le pays a vécu une « journée de terreur ». LeWashington Post comme d’autres journaux relate que plusieurs Américains se trouvent parmi les victimes des attentats. D’ailleurs, le département d'État appelle les ressortissants à une « prudence accrue ». « Des groupes terroristes continuent à préparer de possibles attaques au Sri Lanka », peut-on lire dans la rubrique des conseils aux voyageurs, une rubrique actualisée après les attentats.

Même si beaucoup de questions restent ouvertes – notamment concernant les auteurs des attaques et leurs mobiles – une chose est sûre, d’après le romancier canadien d’origine sri-lankaise Randy Boyagoda : contrairement aux violences perpétrées pendant la guerre civile dans le pays, la tragédie du dimanche de Pâques ne peut plus être considérée comme un évènement « local ». « Elle s’inscrit dans un conflit global, un conflit dont fait partie désormais le Sri Lanka », estime l’écrivain dans une tribune publiée par le New York Times.

Au Venezuela, la vie quotidienne de plus en plus compliquée pour les habitants

C’est un témoignage à lire dans le Los Angeles Times. José Antonio Ocanto est un animateur radio, raconte le quotidien dans la ville de Trujillo. La première chose que l’on vérifie le matin au réveil, c’est de savoir s’il y a du courant. Si cela n’est pas le cas, cela signifie qu’on n’a pas d’eau et que notre réfrigérateur ne fonctionne pas.  Et qu’il faudra donc manger rapidement tous les aliments qui sont périssables. Parfois, raconte José Antonio Ocanto, toute la ville se transforme en un énorme barbecue ouvert, car toutes les familles sont obligées de griller leur viande avant qu’elle ne périsse.

Autre chose qui fait désormais partie du quotidien, ce sont les files d’attentes devant les distributeurs d’argent ou les stations-service. Mais faute d’électricité, ces stations-service sont aussi en panne. À Trujillo, chaque jour ressemble désormais à un jour férié, car la vie semble à l’arrêt. Tout comme la station de radio indépendante pour laquelle l’auteur travaille. Le générateur qui permet à la station d’émettre même quand il y a des pannes d’électricité a été détruit par un cocktail Molotov, explique le journaliste au quotidien Los Angeles Times. À présent, la seule station de radio qui fonctionne 24 heures sur 24 est une station financée par le gouvernement de Nicolas Maduro. José Antonio Ocanto se défend d’ailleurs d’être un opposant au président. « Nous faisons juste notre travail, à savoir chercher des informations au-delà de la propagande gouvernementale. Nous n’acceptons tout simplement pas leurs explications, car les autorités rejettent la faute de la crise sur tout le monde, mais sont incapables d’assumer leur propre responsabilité ».

Au Pérou, la polémique sur la détention provisoire

Vendredi dernier, la justice péruvienne a prolongé pour 36 mois la détention provisoire de l'ancien président Pablo Kuczynski, une décision qui fait débat. Pour le journal El Correo, il s’agit d'un « excès judiciaire » à l’encontre de « PPK », comme l’appellent les Péruviens. PPK est inculpé de blanchiment d'argent dans le vaste scandale de corruption Odebrecht. Il a dû démissionner à cause de ses liens avec l’entreprise brésilienne de BTP. Le défenseur du peuple partage cet avis, il estime lui aussi que la justice « en fait trop ». C’est à lire dans El Comercio qui publie aussi les propos tenus par le président de la République Martin Vizcarra, appelant la justice à réfléchir sur l’application de la détention provisoire.

Columbine, la fusillade qui a « changé l’enfance aux États-Unis »

C’était il y a 20 ans, la fusillade dans une école secondaire de Columbine, dans la banlieue de Denver. 12 élèves et un professeur avaient perdu la vie sous les balles de deux élèves. Les habitants de la petite ville du Colorado ont commémoré samedi dernier cette tuerie que les Américains avaient pu suivre en direct à la télévision. Le massacre a changé la façon dont les écoles et la police se préparent contre les tireurs. Les exercices de confinement et d'évacuation sont devenus routiniers pour des générations d'élèves américains, et ce dès la maternelle.

« Columbine a changé l’enfance aux États-Unis », résume un journaliste et père d’un jeune garçon dans le magazineRolling Stone. « Nous sommes devenus un pays où les parents vivent dans l’inquiétude et l’angoisse pour leurs enfants, écrit l’auteur, estimant qu’il est urgent de s’attaquer « à la source de cette angoisse, à savoir le lobby des armes et les hommes politiques qui sont à ses ordres ».

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