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Venezuela / Juan Guaido

Venezuela: Guaido appelle à la grève générale, Maduro remobilise ses troupes

Le président Nicolas Maduro, sourit en marchant aux côtés du ministre vénézuélien de la Défense et du commandant des opérations stratégiques des Forces armées nationales bolivariennes, à Caracas, le 2 mai.
Le président Nicolas Maduro, sourit en marchant aux côtés du ministre vénézuélien de la Défense et du commandant des opérations stratégiques des Forces armées nationales bolivariennes, à Caracas, le 2 mai. Miraflores Palace/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Il a pris la parole entouré de soldats. Le président du Venezuela Nicolas Marudo est apparu ce jeudi 2 mai à la télévision pour dénoncer « les traîtres » et « les putschistes », qu'il a promis de punir, au lendemain de la tentative ratée de soulèvement menée par l'opposition. Juan Guaido ne se décourage pourtant pas, il appelle à la grève générale et à la poursuite des manifestations alors que les affrontements ont fait de nouvelles victimes. Deux opposants anti-Maduro ont été tués ce jour même faisant 4 morts parmi les opposants. Pour l'instant ce sont surtout les étudiants qui sont dans la rue.

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Ce sont les étudiants de l'Université centrale du Venezuela à Caracas, qui s'organisaient ce jeudi matin. Ils préparaient des banderoles. Une petite centaine vient de descendre dans la rue, avec pour objectif de rejoindre l'avenue Los Ilustres. Pas sûr que la police qui est présente sur place les laisse avancer.

Les manifestants ont prévu une marche pacifique en soutien à Juan Guaido, mais aussi pour dénoncer la répression policière qui a eu lieu mercredi et mardi à Caracas et ailleurs dans le pays.

Difficile d'avoir des chiffres exacts, mais on compte, une centaine de blessés, dont la moitié touchée par des balles de chevrotine, selon l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux. Au moins 4 morts en deux jours, tués par balle par la Garde nationale bolivarienne. Tous de jeunes gens : un manifestant de 27 ans, un étudiant de 24 ans, un adolescent de 14 ans. Et cela se passe à Caracas, ce sont des informations qui parviennent à RFI des hôpitaux. Un autre mineur est également mort ce jeudi matin des suites de ses blessures dans l'État de l'Aragua.

À lire aussi : Venezuela: retour sur une journée d'affrontements entre deux camps

Il faut se souvenir qu'en 2014 le mouvement de contestation à l'encontre de Nicolas Maduro avait débuté dans les universités, qu'il y avait eu beaucoup de victimes, énormément de détenus, dont certains encore en prison aujourd'hui.

Le président américain Donald Trump a appelé ce jeudi à la fin de la « répression brutale » et aveugle.

Les chefs de la diplomatie américaine et russe vont se retrouver la semaine prochaine en Finlande pour parler du Venezuela.


Maduro remobilise ses troupes

Le discours prononcé par le président Nicolas Maduro ce jeudi matin devant son armée est un moyen de montrer qu’il en est toujours le chef, deux jours après le soulèvement de quelques militaires aux côtés de Juan Guaido qui ont provoqué deux jours de violences dans le pays. Une manière aussi d’envoyer un message à tous ceux qui oseraient le trahir au profit de l’opposition.

Avec notre correspondant à Caracas,  Benjamin Delille

Nicolas Maduro appelle l’armée à « combattre tous les putschistes ». Selon lui, le soulèvement du 30 avril est une tentative de coup d’État dirigé par Juan Guaido et l’opposant Leopoldo Lopez. Il assure qu’elle a lamentablement échoué et qu’il n’hésitera pas à punir tous les « traîtres » impliqués dans l’opération.

D’où l’intérêt de s’exprimer devant des milliers de soldats : envoyer le message à son pays et au monde entier que l’armée est toujours avec lui. Il était entouré du ministre de la Défense, Vladimir Padrino, et de tout le haut commandement militaire qui lui a une nouvelle fois réitéré son soutien.

Le président vénézuélien a appelé les soldats à se tenir prêts à toute éventualité. En particulier « aux menaces interventionnistes de l’empire américain » selon ses mots. Car d’après lui, il est évident que derrière Juan Guaido, ce sont les États-Unis qui sont à l’œuvre pour déstabiliser le pays et justifier une intervention militaire.

De son côté, Juan Guaido continue de revendiquer un soutien massif au sein des forces armées. Pourtant on ne sait toujours pas combien de militaires l’ont rejoint mardi. Et s’il ne s’agit que de simples soldats, cela ne devrait pas suffire à inquiéter Nicolas Maduro.

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