Etats-Unis

États-Unis: 3 millions de seniors font face au remboursement de prêts étudiants

Le problème du remboursement des prêts universitaires est constitutif de la société américaine (ici le campus de l'université USC, à Los Angeles)
Le problème du remboursement des prêts universitaires est constitutif de la société américaine (ici le campus de l'université USC, à Los Angeles) Robyn Beck / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les étudiants doivent le plus souvent contracter des prêts à long terme afin de payer les frais de scolarité et leurs dépenses lors de leurs années universitaires. Actuellement, cette dette s’élève à 1 500 milliards de dollars. Mais elle ne concerne pas que les nouveaux entrants sur le marché du travail. La chaîne CBS a eu accès à des documents officiels qui montrent que 3 millions de personnes de plus de 60 ans remboursent actuellement des prêts universitaires, pour une valeur totale de 86 milliards de dollars.

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Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Les seniors devant encore rembourser un prêt universitaire ne sont en général pas en train d’éponger une dette vieille de quatre décennies. Ce sont plutôt des personnes qui, il y a 15 ou 20 ans, ont redémarré un cursus en espérant connaître une fin de carrière plus lucrative ou plus proche de leurs centres d’intérêt.

D’autres peuvent aussi avoir à assumer les prêts contractés pour leurs enfants, ou petits-enfants. Or, beaucoup parmi ces trois millions de personnes sont en difficulté à cause de ces quelques centaines de dollars mensuels à verser.

40 % des plus de 65 ans dans cette situation sont en défaut de paiement, et se font par exemple couper les bénéfices accumulés pour leur sécurité sociale afin de compenser leur incapacité à suivre le rythme des remboursements.

Bien au-delà des seniors, presque tous les étudiants doivent s’endetter pour de très longues années, et ce problème est constitutif de la société américaine. Est-il insoluble pour autant ? La gratuité de l’enseignement est un serpent de mer, mais cette fois, une candidate démocrate à la présidence va encore plus loin.

Elizabeth Warren promet, si elle est élue, d’effacer toutes ces ardoises, 1 500 milliards au total. Comment ? En créant une taxe pour ceux qui disposent de plus de 50 millions de dollars d’actifs.
 

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