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Venezuela

Venezuela: la cote de confiance de Guaido s'effrite

Le leader de l’opposition Juan Guaido lors d'une interview à l'agence de presse AFP, à Caracas, le 6 mai 2019.
Le leader de l’opposition Juan Guaido lors d'une interview à l'agence de presse AFP, à Caracas, le 6 mai 2019. Yuri CORTEZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Venezuela, après l'échec du soulèvement militaire en sa faveur le 30 avril, le leader de l'opposition Juan Guaido affirme qu’un changement est très proche. Mais, face à la violence de la répression et à la crise économique, les Vénézuéliens qui soutiennent l’opposition semblent fatiguer. Reportage.

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Avec nos envoyés spéciaux à Caracas, Oriane Verdier et Boris Vichith

Enrique habite avec sa mère dans un quartier populaire de Caracas. Il a participé plusieurs fois aux manifestations de l’opposition. Après avoir vu des jeunes se faire tuer, il n’est plus certain de trouver un sens à cette mobilisation.

« L’opposition n’a rien changé depuis le début des manifestations. Des gens sont tués et ils s’en fichent. Ils restent au pouvoir pendant que des jeunes meurent. Tout ce qui est en train d’être fait ne va pas fonctionner », dit-il à RFI.

Enrique a 20 ans. Aujourd’hui, il ne se dispute plus avec sa mère, chaviste de la première heure. Ils sont aussi désabusés l’un que l’autre. Juana dénonce la déconnexion des combats politiques face à la misère que vivent au quotidien les gens de son quartier.

« J’ai été chaviste. J’ai été avec Chavez jusqu’à la fin. Lorsqu’il est mort, j’ai beaucoup pleuré. Ensuite, Maduro est arrivé et a tout gâché. La révolution est terminée. Soyons honnêtes, ceux qui sont au pouvoir maintenant volent tout ce qu’il y a dans ce pays. Ils ne pensent qu’à eux. Le peuple n’a qu’à se défendre comme il peut », affirme-t-elle.

Juana respecte la mobilisation de son fils pour l’opposition. Mais elle lui interdit de participer aux prochaines manifestations. Elle craint qu’il ne se fasse tuer. Suite à la violence de la répression des manifestations du 1er-Mai, les rues de Caracas sont d’ailleurs restées très calmes samedi dernier malgré l’appel à se rassembler.

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