États-Unis

États-Unis: quand un arrêt maladie vous coûte une fortune

Une cour d'une école primaire à San Francisco. (Photo d'illustration)
Une cour d'une école primaire à San Francisco. (Photo d'illustration) JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

C’est une histoire qui met à mal le rêve américain. En Californie, plus précisément dans un district de San Francisco, la capitale de l’État, une enseignante a découvert qu’être diagnostiqué d’un cancer pouvait lui coûter très cher, non pas à cause du coût du traitement, mais à cause du coût de son remplacement qu’elle doit assurer, passés ses 10 jours de congés maladie autorisés chaque année.

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Elle souhaite conserver son anonymat, mais son histoire, emblématique, pourrait bien marquer un tournant et faire évoluer une législation qui semble injuste. L’histoire concerne une enseignante de primaire, qui travaille depuis dix-sept ans dans la Glen Park Elementary School à San Francisco. Diagnostiquée d’un cancer du sein, elle doit s’arrêter de travailler. Comme ses collègues, elle a le droit à 10 jours d’arrêt maladie par an. Passé ce délai, elle peut prolonger cet arrêt sur les 100 jours suivant durant lesquels son salaire lui est versé, mais imputé du salaire de la personne qui la remplace, c’est-à-dire 200 dollars par jour (environ 180 €).

14 000 dollars récoltés…

Passée cette période, si l’enseignante n’a toujours pas repris son poste, son salaire ne lui est plus versé, mais elle doit toujours payer de sa poche celui de son remplaçant. Une situation hallucinante, même au royaume du libéralisme, mais une situation qui a mobilisé les parents d’élèves, indignés et choqués lorsqu’ils ont appris cette affaire. Ils ont décidé de lever des fonds sur un site internet pour aider cette enseignante. « Elle a nourri nos enfants, il est temps désormais pour nous de prendre soin d’elle », peut-on lire sur le site GoFundMe.

Près de 14 000 dollars ont été récoltés. L’enseignante, qui ne devrait pas revenir avant l’année scolaire prochaine, a tenu à remercier personnellement ses 22 élèves en leur envoyant à chacun une lettre personnalisée. Une histoire qui pourrait bien faire évoluer cette législation, si l’on en croit le syndicat des enseignants.

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