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Pérou

Le Pérou limite l'accès des touristes au Machu Picchu

L’expérience pilote prendra fin le 28 mai 2019.
L’expérience pilote prendra fin le 28 mai 2019. Pixabay / CC / skeeze
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Trop de tourisme tue le tourisme. C’est un peu l’idée qui sous-tend la décision des autorités péruviennes de limiter l’accès à certaines parties du fameux site inca de Machu Picchu, patrimoine mondial de l’humanité depuis 1983.

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Avec notre correspondant dans la région, Eric Samson

L’indigène équatorienne Katicnina Tituaña a toujours rêvé de visiter le joyau du tourisme péruvien. Elle imagine mal son voyage à Cuzco sans visiter le Machu Picchu. « Tu vas à Cuzco pour visiter le Machu Picchu. C’est vrai que les églises et les temples de Cuzco sont superbes mais l’emblême reste le Machu Picchu. »

Ils sont en moyenne 4 000 à se presser tous les jours au sommet de la « vieille montagne », le Machu Picchu en quéchua. Le chiffre peut monter jusqu’à 6 000 les jours de forte affluence. Cela est suffisant pour user la superficie des pierres d’un site qui fait partie depuis 2007 des sept nouvelles Merveilles du monde.

Depuis ce matin, le gouvernement va donc limiter à trois heures quotidiennes l`accès au Temple du soleil, au Temple du condor et à la pyramide de l’Intiwatana. Une décision que Katicnina Tituaña ne sait pas trop comment prendre : « C’est contradictoire parce qu’en fait je suis d’accord. Je crois que le Machu Picchu doit être protégé et qu’il faut aprécier sa valeur. »

« Clairement trop de touristes n’est pas bon pour un site emblématique comme celui-là, poursuit-elle. Si on me donne une bonne raison, je crois que je comprendrais mais quelque part aller à Cuzco sans visiter Machu Picchu fait perdre de son charme au voyage. »

Téléphérique et tunnels

L’expérience pilote prendra fin le 28 mai et ses résultats analysés avant l’adoption de mesures définitives le 1er juin prochain.

Le gouvernement réfléchit également à la construction d’un téléphérique et de tunnels pour mieux réguler la circulation des touristes et éviter que le site ne soit placé sur la liste de monuments en danger, comme l’Unesco a failli le faire il y a quelques années.

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