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Etats-Unis

Donald Trump veut contourner le Congrès pour vendre des armes dans le Golfe

Mike Pompeo, le secrétaire d'État américain, le 19 avril 2019 à Washington.
Mike Pompeo, le secrétaire d'État américain, le 19 avril 2019 à Washington. REUTERS/Joshua Roberts
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’administration américaine souhaite contourner le Congrès pour pouvoir vendre des armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Le secrétaire d'État Mike Pompeo a annoncé ce vendredi vouloir recourir à une procédure d’urgence malgré la forte hostilité des parlementaires américains, invoquant la menace que représenterait l’Iran dans la région.

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Ces contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dépassent les 7 milliards de dollars. Il s’agit en grande partie de munitions, notamment certaines sophistiquées à guidage de précision. Aux États-Unis, le gouvernement peut vendre des armes si le Congrès ne s’y oppose pas dans les 90 jours.

Or, les élus américains ont déjà exprimé leur forte hostilité, notamment en avril avec le vote d’une résolution demandant l’arrêt de l’assistance militaire à l’Arabie saoudite en raison de sa guerre au Yémen. Résolution à laquelle Donald Trump avait opposé son veto. Cette fois, son administration invoque une clause de la loi qui l’autorise à contourner le Congrès en cas d’urgence pour la sécurité nationale.

Des contrats pour aider leurs « alliés » contre l’Iran

Mais selon le chef de la diplomatie américaine, « l’agression iranienne » menace justement les intérêts des États-Unis dans la région. Pour Mike Pompeo, ces contrats vont aider les « alliés » de l'Amérique à se défendre face à l’Iran. La manœuvre va lui permettre de débloquer les armes dès les prochains jours, mais elle rend les parlementaires furieux.

►À écouter : Le débat du jour - Le golfe arabo-persique est-il au bord de l'embrasement ?

Côté républicain, le très influent sénateur Lindsay Graham, habituel soutien de Donald Trump, affirme ce jeudi qu’on ne peut pas continuer à faire des affaires comme avant avec les Saoudiens en raison de la crise humanitaire au Yémen, mais aussi de l’implication du prince Mohammed ben Salman dans l’assassinat en octobre du journaliste Jamal Khashoggi. « Inacceptable », répondent de leur côté les démocrates. L’opposition dénonce un « abus de pouvoir » et un « dangereux précédent », tout en accusant Riyad de crimes contre l’humanité au Yémen.

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