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Vénézuela / Pétrole

Venezuela: la pénurie d’essence entraîne le rationnement dans plusieurs États

Des automobilistes font la queue pour faire le plein à une station-service de la compagnie pétrolière publique PDVSA à Ciudad Guayana, le 17 mai 2019.
Des automobilistes font la queue pour faire le plein à une station-service de la compagnie pétrolière publique PDVSA à Ciudad Guayana, le 17 mai 2019. REUTERS/William Urdaneta
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Venezuela, les pénuries d’essence ne s’arrangent pas, bien au contraire. Avec la mise en place de l’embargo américain sur l’industrie pétrolière fin avril, et l’état désastreux des installations, le pays n’arrive plus à raffiner son pétrole en quantité suffisante. Si la capitale Caracas est toujours relativement épargnée, il faut parfois attendre plusieurs jours en province pour faire le plein. Les files d’attente se multiplient dans tout le pays et l’économie tourne de plus en plus au ralenti. Certains États ont donc décidé de rationner l’essence à partir de ce lundi 3 juin.

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Avec notre correspondant à Caracas,  Benjamin Delille

Plus la pénurie se prolonge, plus les automobilistes se précipitent dans les stations-service pour faire des réserves. C’est le constat qui a poussé Justo Noguera, gouverneur de l’État de Bolivar, à mettre en place un rationnement dans la distribution.

« La dynamique normale d’approvisionnement en essence, c’est un plein tous les deux jours maximum. Dans la situation actuelle, les gens veulent faire le plein tous les jours. Et cela a pour conséquence d’augmenter exponentiellement les files d’attente », explique-t-il.

Pour réduire ces files de moitié, la distribution va donc être échelonnée chaque jour en fonction de la plaque d’immatriculation : les véhicules dont la plaque se termine par un nombre pair pourront faire le plein le lundi, les impairs le mardi, et ainsi de suite jusqu’au dimanche.

Dans l’État de Lara, la gouverneure Carmen Meléndez a, elle, choisi de limiter l’approvisionnement à 30 litres d’essence par semaine et par véhicule.

« Nous n’avons plus que 48 camions-citernes pour nous approvisionner en essence et cela ne suffit pas à notre consommation journalière, d’autant que nous avons 102 stations-service à remplir. »

Malgré les efforts des autorités, de plus en plus de Vénézuéliens préfèrent désormais passer par le marché noir pour se fournir en essencequitte à payer plus cher. Et quitte aussi à aggraver les pénuries.

À lire aussi :Le pétrole vénézuélien désormais sous embargo, les chavistes crient au complot

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