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Mexique / Migrations

Mexique: révolte de migrants à Tapachula

A Tapachula, le 18 juin, une agente de l'agence mexicaine des migrations effectue un contrôle sous le regard d'un soldat de la Garde nationale.
A Tapachula, le 18 juin, une agente de l'agence mexicaine des migrations effectue un contrôle sous le regard d'un soldat de la Garde nationale. REUTERS/Jose Torres
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À Tapachula, une ville de l’État du Chiapas où elle vient d’être déployée, la Garde nationale mexicaine est intervenue ce lundi pour contenir une émeute provoquée par des migrants qui sont dans l’attente d’une régularisation de leur situation migratoire. Un certain nombre d’entre eux étaient d’origine africaine. Ils disaient provenir du Cameroun, du Ghana, du Nigeria et du Congo notamment.

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Avec notre correspondant au Mexique, Patrick John Buffe

Confinés dans un nouveau centre de rétention au sud de Tapachula, des migrants africains, asiatiques et haïtiens se sont révoltés contre les autorités migratoires. Appelés en renfort, une trentaine de membres de la Garde nationale sont intervenus pour mettre fin à cette mutinerie, pour rétablir l’ordre et rattraper ceux qui avaient tenté de s’enfuir.

Conditions sanitaires déplorables

Si ces migrants protestaient à cor et à cri, c’était pour se plaindre des conditions sanitaires déplorables dans lesquelles ils vivent depuis plusieurs semaines. C’était pour dénoncer la surpopulation dans ce centre d’hébergement et la promiscuité qu’elle entraîne. Et c’était aussi pour exiger une accélération des formalités migratoires qui pouvant leur permettent de sortir de là et pouvoir quitter le sud du Mexique pour se diriger vers le nord, vers les États-Unis.

Déploiement en cours de la Garde nationale

Mais cette fois, ils se sont heurtés à l’intervention de la Garde nationale, qui est en train de se déployer sur la frontière avec le Guatemala, dans le but de freiner l’afflux des migrants. Six mille membres de ce nouveau corps de sécurité, formé pour l’instant d’éléments de la police militaire, ont été envoyés au Chiapas, où ils commencent à faire sentir leur présence.


Témoignage

Le prêtre Ramon Verdugo est le directeur d'un refuge pour migrants dans la ville de Tapachula. « Ce qu'ils ont vécu et continuent de vivre là-bas, ce sont surtout des abus et des violences. Mais ils racontent qu'ils ont en plus été victimes de discriminations raciales et linguistiques. Comme ils n'ont pas assez de traducteurs, ils ne peuvent pas communiquer avec les employés et les agents de l'Institut national des migrations. Ici à Tapachula, le centre de détention de migrants nommé « 21e Siècle » n'a qu'une capacité de 900 personnes, mais 1600 personnes y étaient entassées. Ce genre d'endroits n'offre pas de bonnes conditions de santé, d'alimentation, d'accès à la justice et aux démarches pour solliciter l'asile. On parle de situations très difficiles qui passent par des mauvais traitements et des tortures subies au quotidien dans ce centre de l'Institut national des migrations. »

(RFI)

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