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Mexique / Migrations internationales

Le Guatemala dénonce les conditions d'accueil des migrants au Mexique

Des files de migrants attendent d'entrer dans le centre Siglo XXI à Tapachula, au Mexique, le 17 mai 2019.
Des files de migrants attendent d'entrer dans le centre Siglo XXI à Tapachula, au Mexique, le 17 mai 2019. REUTERS / Andres Martinez Casares
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La situation des migrants bloqués au Mexique commence à soulever de nombreuses critiques et plus seulement de la part des ONG sur place. C’est le cas notamment du Guatemala, pays frontalier avec le Mexique, qui dénoncent le non-respect d’accords entre les deux pays et réclament des informations sur ses concitoyens. Des migrants qui seraient retenus dans des conditions lamentables, ce que dément le Mexique. Les images de migrants décédés alors qu’ils tentaient de rejoindre les États-Unis font de ce sujet une polémique et plus seulement aux États-Unis.

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Des conditions inhumaines, un traitement dégradant, aucune aide médicale et surtout aucune information quant au traitement de leur dossier. Voilà en résumé ce qu'ont dénoncé les autorités guatémaltèques qui l’on fait savoir mercredi à l’INM, l’Institut national mexicain des migrations.

Ranger Morales, consul du Guatemala dans l’État du Chiapas a même réclamé la venue d’une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme pour que la situation change. Des conditions qui sont encore plus sévères pour les migrants qualifiés « d’extracontinentaux », c’est-à-dire qui ne proviennent ni d’Amérique centrale, ni d’Amérique du Sud, mais principalement d’Afrique, de Cuba, d’Haïti et d’Asie.

À Tapachula, dans l'État du Chiapas, ces migrants sont littéralement parqués dans un lieu normalement dédié à des foires. Des migrants qui dorment à même le sol, qui ne mangent en moyenne qu’une ou deux fois par jour s’ils ont de la chance.

Ils seraient un millier dans cette situation, selon Luis Rey Villagran, directeur de l’organisation Pour la dignité humaine, qui estime que 30% de ces migrants sont mineurs.

Un centre qui a enregistré de nombreusesmutinerieset même des fugues depuis de nombreux mois étant donnés les conditions d’accueils et surtout le manque d’information, principale source d’inquiétude pour ces migrants. Une situation qui commence à résonner au-delà de cet État du Chiapas.

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