La revue de presse des Amériques

A la Une : premier «round» du débat des démocrates

Le sénateur Cory Booker et la sénatrice Elizabeth Warren, le 26 juin à Miami en Floride, lors du premier débat télévisé des démocrates, candidats à l'élection présidentielle américaine de 2020.
Le sénateur Cory Booker et la sénatrice Elizabeth Warren, le 26 juin à Miami en Floride, lors du premier débat télévisé des démocrates, candidats à l'élection présidentielle américaine de 2020. ©REUTERS/Mike Segar

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Pour le Washington Post, Elizabeth Warren est l’un des gagnants de ce débat. Elle en a profité pour exposer d’une manière claire et efficiente ses idées progressistes. Par contre l’ancien chouchou des médias, Beto O’Rourke a déçu, écrit le journal. Trop vague dans ses réponses, estime le Washington Post. Pour le site d’information Politico, l’une des surprises d’hier soir a été le sénateur du New Jersey, Cory Booker.

Avec 10 minutes 50 secondes, il a eu plus de temps de parole que les autres participants. Et il en a fait bon usage. D’abord en se présentant habillement à un public plus large qui ne le connaît pas encore, et en affirmant clairement ses positions, par exemple sur les armes : « Si vous avez besoin d’un permis pour conduire une voiture, vous en avez aussi besoin d’un pour acheter et porter une arme », a-t-il déclaré.

En tout cas, ce débat a permis de montrer une chose : le parti démocrate est devenu beaucoup plus progressiste. C’est ce qu’écrit le New York Times. Que ce soit sur l’immigration, la santé, le contrôle des armes à feu ou encore la politique étrangère, les démocrates n’hésitent plus à afficher des positions qualifiées de « libérales », donc de progressiste. Des positions qui demandent l’intervention de l’État. « democrats want red meat », les démocrates veulent de la viande rouge, résume le site d’information The Hill.

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L’appel désespéré d’une migrante haïtienne au Mexique

C’est une vidéo très partagée sur les réseaux sociaux. « Aidez-moi, aidez-moi, mon fils est malade… », supplie cette jeune femme, allongée sur le sol, derrière le portail d’un centre d’hébergement pour migrants dans l’État du Chiapas, dans le sud du Mexique. Ce clip est à la Une d’El Sol de Mexico et du site d’information Infobae. Selon ce dernier, le témoignage alimentera encore plus les critiques contre la politique mexicaine à l’égard des migrants. Toujours d’après Infobae, une centaine de migrants africains et haïtiens ont provoqué une émeute mardi dernier afin d’alerter sur leurs conditions de vie dans ce centre d’hébergement à Tapachula. Ils demandent notamment de l’eau et des aliments ainsi que de l’aide médicale.

Nouvel embargo chinois contre le Canada

Le Canada subit un nouvel embargo de la Chine, cette fois-ci sur l’importation de viande. Motif invoqué par Pekin : la découverte de près de 190 faux certificats d’exportation qui accompagnaient une cargaison de viande de porc d’une société canadienne. C’est à la Une du journal Le Devoir.

La ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a déclaré au journal qu’un geste criminel était à l’origine de l’embargo. Les autorités ont lancé une enquête, pour l’instant sans résultat. Le faux certificat indiquait que la viande provenait d’un fournisseur québécois. Joint par Le Devoir, l’entreprise n’a pas voulu faire de commentaires. En tout cas selon le journal, il est « difficile de ne pas y voir de lien avec le différend diplomatique entre le Canada et la Chine qui dure depuis l’arrestation en décembre (…), de la dirigeante du géant des télécommunications Huawei à Vancouver ».

Un nouveau scandale ébranle le président brésilien

Un militaire qui accompagnait Jair Bolsonaro en route vers le G20 au Japon a été arrêté pendant une escale en Espagne : il transportait 39 kilos de cocaïne dans sa valise. Cette affaire fait bien sûr la Une de la presse brésilienne. Certains journaux comme le Diario do centro do mundo reprennent d’ailleurs le titre choisi par le journal Le Monde, « Aerococa ». Le militaire était à bord d’un avion qui précédait celui du président brésilien. Jair Bolsonaro avait lui-même annoncé mardi soir sur les réseaux sociaux « l’arrestation d’un militaire de l’armée de l’air en possession de stupéfiants ». La Folha de Sao Paulo relève une certaine « cacophonie » dans les réactions et explications officielles. « Ce qui est sûr c’est qu’il s’agit d’une faille dans le service de sécurité ». Le sergent-chef n’en est d’ailleurs pas à son premier voyage d’accompagnement de présidents, note O Globo. Il a déjà été en déplacement avec la présidente Dilma Rousseff. D’après l’entourage de Jair Bolsonaro, le militaire ne faisait pas partie de la délégation officielle du président, mais d’une équipe de soutien au voyage présidentiel.

À lire aussi : Un militaire de la délégation de Bolsonaro arrêté avec 39kg de cocaïne

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