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La revue de presse des Amériques

À la Une : Kamala Harris, au-dessus de la mêlée démocrate

La sénatrice Kamala Harris, lors de la deuxième soirée du premier débat des candidats démocrates à la présidentielle, le 27 juin 2019 à Miami, en Floride.
La sénatrice Kamala Harris, lors de la deuxième soirée du premier débat des candidats démocrates à la présidentielle, le 27 juin 2019 à Miami, en Floride. ©REUTERS/Mike Segar
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And the winner is ? « Kamala Harris ! » répond en cœur la presse aux États-Unis. Incontestablement, la sénatrice californienne a dominé le deuxième débat des candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020. Pour le Washington Post, « les gens l’ont sous-estimée ». Elle a saisi l’occasion de son premier débat présidentiel pour tracer « une voie audacieuse ». « Kamala Harris a pris les commandes », pour le San Francisco Chronicle. Le Boston Globe parle d’une « performance exemplaire ». Kamala Harris apparaît aussi combattante, doigt levé, à la une du Miami Herald.

Le journal note, au passage, les efforts des candidats pour parler espagnol. « Cervantes aurait ri. Ou pleuré », écrit le journal de Floride. « L’auteur du roman le plus célèbre en espagnol, Don Quichotte, aurait eu du mal à les comprendre ». Le Miami Herald qui donne des notes à chaque candidat. Ce sera B pour Beto O’Rourke, qui a « un espagnol presque courant » - le journal insiste sur le « presque ». Quant à Cory Booker, c’est un D, mais « vraiment juste parce qu’il a fait l’effort ».

La Cour suprême déçoit

L’autre sujet qui partage les Unes des grands journaux nationaux américains ce vendredi touche à la Cour suprême. La plus haute juridiction du pays a rendu hier deux arrêts déterminants pour la vie politique du pays. D’abord elle a refusé de fixer des limites à l’art subtil du découpage électoral des circonscriptions, qui permet de favoriser le parti au pouvoir.

« Une décision décevante, pour USA Today, qui ne fera qu’accentuer l’hyperpartisme et la polarisation qui se produisent lorsque les circonscriptions sont remplies d’électeurs de l’un ou l’autre parti ». « Il est vrai que [les démocrates comme les républicains] se sont lancés dans ces manœuvres politiques, explique le journal. Mais grâce à l’élection de 2010 qui a propulsé les républicains au pouvoir dans de nombreux États, et grâce aux progrès de l’informatique, la grande majorité des cartes mal dessinées - au Texas, en Caroline du Nord, en Ohio, au Wisconsin et en Floride - ont été créées par les républicains au bénéfice des républicains ».

Pour le Washington Post, l’urgence est de « reconquérir les assemblées législatives des États » sous peine de « voir les républicains contrôler les contours des cartes électorales pendant des générations ». « Grâce à la Cour suprême, les hommes politiques peuvent choisir leurs électeurs », s’inquiète le New York Times. Cette décision « met en péril l’impartialité des futures élections ».

Pas de question sur la nationalité lors du recensement

La Cour suprême donne gain de cause aux républicains sur ce découpage électoral partisan, mais gain de cause aux démocrates sur une autre question. Jeudi, elle a aussi bloqué l’ajout d’une question sur la nationalité dans le prochain recensement de la population. Cette question avait été abandonnée il y a plus de 60 ans et aurait poussé, selon les démocrates, des millions d’immigrés à s’abstenir de participer par peur d’être fichés. Résultat : une minimisation de la population d’origine immigrée dans le recensement, alors qu’elle est plus susceptible de voter démocrate.

Le Wall Street Journal n’est pas de cet avis. Il tire à boulets rouges sur le président de la Cour, le juge Roberts. « Sa décision de se joindre aux quatre juges libéraux jeudi pour bloquer cette question de citoyenneté (...) est erronée sur le fond et menace de porter le plus grand préjudice à la séparation des pouvoirs prévue dans la Constitution ». Un juge qui prend de l’importance, si l’on en croit le New York Times. Il « est assis dans le siège central à la Cour suprême depuis son arrivée en 2005. Mais c’est seulement cette année qu’il a commencé à prendre les rênes de la Cour (...) en apportant ce vote décisif » qui peut faire pencher la Cour d’un côté ou de l’autre.

OEA : l’Uruguay claque la porte

Au Honduras, 10 ans tout juste après le coup d’État contre le président de gauche Manuel Zelaya, le pays est secoué par de violentes manifestations exigeant la démission du chef de l’Etat Juan Orlando Hernandez. Le Honduras prend la vice-présidence de la 49e assemblée des États américains, qui se tient actuellement à Medellín en Colombie, nous apprend El Heraldo. L’organisation est très divisée sur le dossier vénézuélien. La participation à l’assemblée d’une délégation du président autoproclamé Juan Guaido a créé la polémique et même un incident. L’Uruguay a quitté la 49e assemblée. Le Mexique, la Bolivie et le Nicaragua ont également protesté, mais ont continué d’assister aux débats.

Pantalons XXL

Un mot de ce coup de gueule des policiers fédéraux chargés des services de l’immigration au Mexique. Ils ont reçu de nouveaux uniformes et il y a un petit problème. Ils peuvent tenir à deux dans une jambe des pantalons ! Ils le montrent d’ailleurs dans des photos diffusées sur les réseaux sociaux et dans El Universal. Il faut dire que les pantalons sont tous de taille XXXG, très très très très grand donc.

Un élément qui ajoute à la grogne de ces policiers de l’Institut national des migrations, qui se plaignent déjà de leurs conditions de travail, en pleine crise migratoire. La Razon explique que les relations deviennent compliquées avec le président mexicain, qui promet un grand nettoyage. Il juge que cette institution est « pourrie et corrompue » et que les migrants clandestins continuent à traverser illégalement la frontière, notamment en leur payant des pots-de-vin.

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