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États-Unis

Washington souhaite déployer rapidement de nouveaux missiles en Asie

Le nouveau secrétaire à la Défense Mark Esper à la Maison Blanche à Washington, le 23 juillet 2019.
Le nouveau secrétaire à la Défense Mark Esper à la Maison Blanche à Washington, le 23 juillet 2019. REUTERS/Leah Millis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Vendredi, les États-Unis sont sortis du traité de désarmement nucléaire entre la Russie et les États-Unis conclu pendant la Guerre froide. Un acte symbolique qui pourrait relancer une course aux armements, d’autant que dès samedi, le patron du Pentagone a annoncé vouloir positionner des missiles en Asie.

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En poste depuis moins de trois semaines, le secrétaire américain à la Défense Mark Esper fait déjà une annonce d’envergure : il compte installer des missiles de moyenne portée en Asie, rapporte notre correspondant à Houston, Thomas Harms.

Pour l’instant il ne s’agit que de déclaration d’intentions. Leur localisation n’a pas encore été précisée, d’autant que les discussions avec les alliés américains dans la région n’ont pas commencé. Et la mise en place de ce type de missile pourrait prendre de long mois, voire plusieurs années.

« Nous voudrions le faire le plus tôt possible, affirmeMark Esper. Développer ces capacités et nous assurer que nous pourrons tirer des missiles de longue portée pas seulement sur ce théâtre d'opérations, mais pour d'autres aussi où nous comptons également nous déployer, en raison des importantes distances que nous devons couvrir. »

Mais alors que Donald Trump a annoncé une augmentation de 10% des tarifs douaniers vis-à-vis des importations chinoises, la déclaration du patron du Pentagone fait craindre un regain de tension, et la colère de Pékin.

En effet, la Chine mais aussi la Corée du Nord s’opposent farouchement et depuis longtemps au déploiement de matériel militaire américain près de leur frontière.

Mark Esper assure cependant que les autorités chinoises ne vont pas mal réagir :  « Soyons très clairs. Je parle d'armes conventionnelles, à portée intermédiaire. Cela ne devrait pas être une surprise, parce que nous en parlons depuis un bon moment. Je voudrais souligner que 80% de l'arsenal de la Chine est composé d'armes de type INF. Cela ne devrait pas donc surprendre que nous voulions des capacités similaires. Encore une fois ce que nous voulons c'est prévenir un conflit, et de manière diplomatique : rivaliser avec la Chine et d'autres pays dans le domaine économique », a-t-il conclu.

Mark Esper a commencé une tournée en Asie pacifique par une visite en Australie en compagnie du secrétaire d’État Mike Pompeo. Des discussions bilatérales avec leurs homologues sont prévues.

À lire aussi : Les États-Unis sortent du traité de désarmement INF conclu avec la Russie

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