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Brésil

Brésil: Lula da Silva obtient de rester incarcéré à Curitiba

Lula, à son arrivée au siège de la police fédérale à Curitiba, après les funérailles de son petit-fils à Sao Paulo, le 2 mars 2019.
Lula, à son arrivée au siège de la police fédérale à Curitiba, après les funérailles de son petit-fils à Sao Paulo, le 2 mars 2019. © AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’ancien président brésilien Lula, détenu depuis 16 mois pour corruption, a failli être transféré vers une prison commune sur ordre de la justice, mercredi 7 août 2019. Mais au terme d’une journée mouvementée, la Cour suprême a annulé cette décision.

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Avec notre correspondant à Sao Paulo,  Martin Bernard

Condamné à huit ans et dix mois de prison pour corruption, Lula purge sa peine dans une salle spéciale aménagée au siège de la police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil. Mais une magistrate a décidé mercredi d’envoyer l’ancien président dans une prison commune à Tremembé, à 150 km de São Paulo.

La décision a immédiatement fait polémique : ses avocats sont allés frapper directement à la porte du Tribunal fédéral suprême pour dénoncer un nouvel acte de persécution. Le président du Tribunal a accepté de recevoir une délégation de députés. Selon eux ce transfert vers une prison ordinaire serait cruel car l'ancien président se serait retrouvé au milieu de prisonniers de droit commun.

Finalement, la Cour suprême a tranché lors d’une séance plénière express : sur un score de 10 à 1, les magistrats se sont opposés au transfert de Lula. La tension est ainsi retombée. L'ancien président pourra rester à Curitiba jusqu'au jugement d'une demande de liberté déposée par ses avocats.

Condamné pour avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d'un groupe de travaux publics en échange de faveurs dans l'attribution de marchés publics, l'ex-chef d'État clame son innocence et se dit victime d'un complot pour l'empêcher de participer à la présidentielle de l'an passé, dont il était le grand favori.

En juin, le site internet The Intercept Brasil a publié des messages mettant en doute l'impartialité des procureurs chargés du dossier Lula, et notamment le juge qui l'a condamné en première instance, Sergio Moro, actuel ministre de la Justice du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

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