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Mexique

Mexique: une ONG dénonce la «chasse aux migrants» de l’armée à Tapachula

Depuis de nombreux mois, la ville Tapachula dans le Chiapas mexicain voit d'importants flux de migrants en provenance du Guatemala. Dedans, il y a notamment des migrants venant d'Afrique.
Depuis de nombreux mois, la ville Tapachula dans le Chiapas mexicain voit d'importants flux de migrants en provenance du Guatemala. Dedans, il y a notamment des migrants venant d'Afrique. AFP Photos/Quetzalli Blanco
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À la frontière guatemalto-mexicaine, la localité de Tapachula est en train de se transformer en « ville-prison », d’après Pueblo sin fronteras. Plusieurs milliers de migrants, dont beaucoup d'Africains, y sont retenus. Certains d'entre eux ont été expulsés violemment ce mercredi 21 août, alors qu'ils manifestaient pour exiger leur droit de traverser le Mexique.

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L'ONG Pueblo sin fronteras dénonce une « chasse aux migrants » dans la ville de Tapachula. Selon cette organisation, les quelque 6 000 soldats de la garde nationale mexicaine déployés par le gouvernement pour enrayer le flux de migrants se livrent à des « rafles ».

Originaire de République Démocratique du Congo, Jean-Marie en a été victime et témoigne : « On nous a arrêté, on a fait de la prison. Nous sommes maltraités ici.  Nous sommes tabassés. Tout simplement dénigré ! On n’a rien à manger ! » Jean-Marie veut rejoindre sa famille à Mexico, mais le laisser passer délivrer par les services migratoires mexicains ne lui permet pas de quitter la localité de Tapachula à la frontière avec le Guatemala.

Comme lui, plus de 3 700 migrants africains seraient entrés au Mexique entre janvier et juin 2019 selon les autorités mexicaines. À Tapachula, ils sont très nombreux à être toujours en attente : « Il y a des Camerounais, des Angolais, des Congolais, des Haïtiens. Nous réclamons tous notre droit d’être migrant ».

►À lire aussi : Mexique : 1300 migrants fuient un centre surpeuplé de Tapachula

Ils réclament le droit de poursuivre leur route, vers les États-Unis ou le Canada. Mais depuis que Donald Trump a menacé le Mexique de taxer l'ensemble de ses produits importés aux États-Unis, les autorités mexicaines ont durci les conditions d'entrée et de circulation sur le territoire.

Le centre de rétention surpeuplé dans cette même ville avait déjà été le théâtre une rébellion et la ville a déjà connu des émeutes jusqu'à ce que la garde nationale intervienne.

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