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Immigration

Les migrants vénézuéliens bloquent la frontière entre la Colombie et l’Équateur

Les migrants vénézuliens bloquent le pont frontalier entre la Colombie et l'Équateur de Rumichaca, le 26 août 2019.
Les migrants vénézuliens bloquent le pont frontalier entre la Colombie et l'Équateur de Rumichaca, le 26 août 2019. REUTERS/Daniel Tapia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis dimanche 25 août à partir de minuit, Quito exige que les migrants vénézuéliens soient porteurs d’un visa humanitaire. Ceux qui en étaient dépourvus ont brièvement bloqué le principal point de passage entre l’Équateur et la Colombie. Une journée de confusion marquée par la mort d’un voyageur.

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Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson

Âgé de 58 ans, Luis Alberto Araujo est mort ce lundi sur le pont frontière de Rumichaca, victime apparemment d’un malaise cardiaque. Coincé au milieu de centaines de migrants vénézuéliens, l’homme n’a pas pu être réanimé. Triste ironie, il n’avait pas besoin de visa pour passer puisqu’il était équatorien. Résidant au Venezuela, il venait se procurer des médicaments introuvables à Caracas.

Faute de visa et donc interdits d’entrée en Équateur, des centaines de migrants ont bloqué pendant quelques heures le pont frontière, empêchant le passage des bus et des voitures. Beaucoup réclamaient d’être transportés directement vers la frontière péruvienne, ignorant pour certains que Lima demande aussi un visa depuis deux mois et qu’ils auraient donc été bloqués dans le désert au Nord de Tumbes.

Déterminés à ne pas bouger

Au vu de la longueur des files d’attente, les autorités migratoires équatoriennes ont accepté de faire passer les Vénézuéliens ayant quitté le poste frontière colombien avant dimanche 25 août à minuit. Plus de 13 000 migrants vénézuéliens ont ainsi été admis en Équateur la fin de semaine dernière.

►À lire aussi : Afflux de migrants vénézuéliens à la frontière équato-colombienne

Tous les autres sont invités à retourner à Bogota ou Caracas pour demander un visa humanitaire dans un consulat équatorien, ce qu’ils n’ont ni les moyens ni l’intention de faire. Dans le froid de la nuit andine, leur plan est plutôt de provoquer un embouteillage tel que les autorités équatoriennes devront se résoudre à les laisser passer.

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