La revue de presse des Amériques

A la Une: Le «rendez-vous raté» du Premier ministre haïtien Fritz William Michel

Premier ministre Haïtien Fritz William Michel lors de la présentation de ses projets politiques au Parlement à Port-au-Prince, à Haïti le 3 septembre 2019.
Premier ministre Haïtien Fritz William Michel lors de la présentation de ses projets politiques au Parlement à Port-au-Prince, à Haïti le 3 septembre 2019. REUTERS/Andres Martinez Casares

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Journée tumultueuse au Sénat haïtien. Des dizaines de militants ont saccagé une salle du Sénat, alors que les élus devaient se prononcer sur la politique générale du Premier ministre désigné Fritz William Michel. Une séance qui n’a pas eu lieu en conséquence. Écoutez l'analyse de Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste. Il revient aussi sur la crise d’essence qui touche le pays.

Haiti Itv Frantz Duval

La Cour Suprême valide la politique de restriction de l’asile de Donald Trump

La Cour suprême a donné son feu vert pour limiter les demandes d'asile de migrants en provenance d'Amérique centrale.

« C’est une victoire pour Donald Trump », écrit le site d’information The Hill. Le président américain qui veut placer l'immigration au cœur de sa campagne pour 2020, « avait promis d’empêcher l’arrivée de migrants à la frontière sud des États-Unis », rappelle The Hill. Une bataille juridique est en cours sur le droit d’asile.

Mais la Cour suprême a estimé que la mesure prise par le président devait s’appliquer temporairement. Cette mesure oblige la plupart des migrants à solliciter le statut de réfugié dans un pays tiers qu’ils ont traversé durant leur exil vers les Etats-Unis.

Cela concerne des milliers de Salvadoriens, de Guatémaltèques et de Honduriens, qui sont les principaux demandeurs d’asile aux États-Unis. Les Mexicains, eux, ne sont pas touchés par cette mesure, précise le New York Times. Pour le journal salvadorien La Prensa Grafica, cette décision chamboule une politique d’asile pratiquée depuis des décennies.

Les Argentins manifestent pour un « état d’urgence alimentaire »

Plusieurs milliers de manifestants ont commencé à camper dans le centre de Buenos Aires. Confrontés à une crise économique à quelques semaines de l’élection présidentielle, ils exigent la mise en place d'un « état d'urgence alimentaire ». C’est à la Une du journal Clarin. Les manifestants, parmi lesquels des familles avec de jeunes enfants, entendent camper pendant deux jours devant le ministère du Développement social. Ce mercredi 11 septembre, des échauffourées ont eu lieu entre la police et certains manifestants qui tentaient de bloquer la circulation des transports publics.

Cette action se déroule alors que les députés argentins examinent ce jeudi 12 septembre un projet de loi sur « l'urgence alimentaire ». Un projet soumis par l’opposition de gauche qui « revient en force » au Parlement, écrit La Nacion. L’objectif est d’augmenter les aides aux personnes qui ne peuvent plus se nourrir correctement à cause de l'inflation galopante.

Pénurie d’essence à Cuba

Un autre pays qui rencontre des difficultés économiques importantes, c’est Cuba. L’île fait face à une pénurie d’essence. Ce qui a provoqué le « chaos dans les transports publics », écrit le site d’information 14ymedio. Le site note que le gouvernement qualifie l’actuelle crise énergétique de « situation conjoncturelle ». Ce mercredi, le président cubain Miguel Diaz-Canel a effectivement reconnu que son pays manquait d'essence, à cause des sanctions américaines, selon lui. Il a promis qu’en octobre le pays reviendrait à une situation « presque normale ».

Ces propos sont également en Une du journal Granma. Le président a proposé des mesures, selon lui exceptionnelles, comme l'adaptation des horaires de travail pour éviter les heures de pointe dans les transports et une trop forte consommation d'électricité au même moment. Dans l'agriculture, « l'usage de la traction animale » sera privilégiée, selon Granma. Le journal fait également état de la suspension de plusieurs comptes Twitter de médias officiels cubains, au moment-même où le président Miguel Diaz-Canel s'exprimait en direct à la télévision pour évoquer les pénuries d'essence dans l'île.

Justin Trudeau, l’étoile qui a pâli

Au Canada, la campagne électorale a débuté. La presse francophone propose un portrait du Premier ministre Justin Trudeau, candidat à un deuxième mandat. « Les voies ensoleillées se sont-elles définitivement obscurcies ? », s’interroge Le Devoir qui poursuit : « À la star Justin Trudeau, à peu près tous les observateurs prédisaient dès 2015 un double mandat. Quatre ans plus tard, l’étoile du chef libéral a pâli. » Pour sceller cette réélection plus du tout garantie, il devra faire oublier les nombreuses gaffes qui ont fait ombrage à son bilan. Car Justin Trudeau aura été l’artisan de son propre malheur, accumulant les faux pas et les promesses rompues.

Selon le journal, les déboires du Premier ministre ont débuté en 2017 lors de ses vacances familiales sur l’île privée du richissime philanthrope l’Aga Khan. « Il est devenu ainsi le seul Premier ministre canadien à avoir enfreint la Loi sur les conflits d’intérêts. »

Mais le coup de grâce est survenu ce printemps, écrit le journal, « quand Monsieur Trudeau et son entourage ont été accusés d’avoir exercé des pressions " inappropriées " sur la ministre de la Justice pour que soit négociée une entente de réparation avec le géant québécois SNC-Lavalin ». Et les ennuis ne sont pas terminés : selon le quotidien Globe and Mail, la police fédérale enquête sur une possible entrave à la justice dans cette affaire.

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