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Paraguay

Paraguay: macabre découverte dans une résidence de l'ancien dictateur Stroessner

Paraguay: des ossements ont été trouvés dans une résidence d'une propriété ayant appartenu à l'ex-dictateur Alfredo Stroessner début septembre. Des restes de disparu de la dictature militaire ? Une enquête est en cours.
Paraguay: des ossements ont été trouvés dans une résidence d'une propriété ayant appartenu à l'ex-dictateur Alfredo Stroessner début septembre. Des restes de disparu de la dictature militaire ? Une enquête est en cours. NORBERTO DUARTE/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’est une découverte macabre mais qui pourrait bien faire avancer la justice qui a été réalisée au Paraguay. Trois crânes et d’autres restes humains ont été découverts sous le sol d’une des salles de bain dans une des maisons du général Alfredo Stroessner, qui fut à la tête d’un régime considéré comme l’une des plus longues dictatures d’Amérique du Sud, entre 1954 et 1989.

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Cette maison, située à Ciudad del Este à plus de 300 km de la capitale Asunción, et construite dans les années 70, n’était plus occupée depuis des années. Mais il y a quelques semaines, près de 200 familles sans abri s’y sont installées. Et c’est après cette réoccupation des lieux que des squatteurs ont fait cette macabre découverte sous le sol d’une salle de bain : trois crânes, deux fémurs, un humérus et d’autres restes, selon Rogelio Goiburu, le président de la Commission Vérité, Justice et Réparation. Il est lui même le fils d'un disparu.

Des ossements qui ont été soigneusement conservés, marqués et scellés pour ensuite être analysés par l’Unité spécialisée dans les Droits humains à Asunción. Si le régime militaire et dictatorial d’Alfredo Stroessner (1954-1989) n’était pas considéré comme le plus sanguinaire des régimes en place à l’époque en Amérique du Sud, il était tout de même partie prenante du Plan Condor, une organisation mise en place par le Chili, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Uruguay et le Paraguay pour faire disparaître des opposants.

Si le nombre de disparus pendant la dictature au Paraguay est moindre que chez ses voisins argentin, brésilien ou chilien, quelque 500 personnes ont tout de même disparus pendant cette période. Seuls 40 cadavres ont été retrouvé, dont quatre ont pu être identifié. Deux étaient des militants argentins, Rafael Filipazzi et José Agustin Potenza, arrêtés dans la capitale uruguayenne Montevideo dans le cadre du plan Condor. Cette découverte pourrait donc permettre à des familles de faire leur deuil et à la justice d’avancer sur un dossier qui reste très sensible au Paraguay.

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