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États-Unis / Emploi

La Californie ratifie la loi faisant des chauffeurs Uber et Lyft des salariés

Uber et Lyft seront obligés de salarier leurs chauffeur californiens à partir du 1er janvier 2020.
Uber et Lyft seront obligés de salarier leurs chauffeur californiens à partir du 1er janvier 2020. REUTERS/Lucy Nicholson
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Californie a ratifié ce mercredi 18 septembre la loi faisant des chauffeurs de VTC des salariés. Cette loi pourrait transformer en profondeur l’économie du partage qui repose sur des travailleurs indépendants utilisant une simple application comme Uber ou Lyft.

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Avec notre correspondant à San Francisco, Éric de Salves

La loi AB5 avait été votée la semaine dernière par le Sénat californien. Ce mercredi le gouverneur favorable à cette législation depuis le départ l’a donc ratifiée. Cette loi risque fort de révolutionner toute l’économie dite uberisée et c’est bien ce qui inquiète les géants du VTC qui promettent déjà de tout faire pour ne pas l’appliquer.

D’autant que ce coup sévère, comme un symbole, est venu de la Californie, le cœur mondial de la Tech Industry où sont nées ces nouvelles formes de travail et où sont basés Lyft et Uber. « La Californie établi ainsi de nouvelles normes de protections des travailleurs pour que d’autres états et pays suivent son exemple » explique son gouverneur démocrate Gavin Newson en ratifiant cette légalisation votée par le Sénat local la semaine dernière.

Un modèle économique remis en question

Dès le 1er janvier prochain, les géants du VTC seront donc obligés de requalifier en salariés tous leurs chauffeurs californiens. Cette requalification leur permet d’accéder à des droits basiques nouveaux, comme le salaire minimum, le temps de travail légal, le droit au chômage et surtout une couverture maladie.

Au total en Californie, un million de travailleurs indépendants précaires vont bénéficier de cette nouvelle loi que Lyft et Uber ont tout fait pour bloquer depuis un an. Les deux géants qui viennent d’entrer en bourse ne baissent pas encore les armes. Selon eux, l’attente et le prix des courses risquent d’augmenter fortement. Les deux firmes projettent maintenant de dépenser 30 millions de dollars pour organiser un referendum populaire contre cette vaste réforme de leur modèle économique.

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