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Venezuela

Venezuela: manifestation anti-impérialiste des partisans du président Maduro

Devant le siège de la vice-présidence à Caracas le 21 septembre 2019.
Devant le siège de la vice-présidence à Caracas le 21 septembre 2019. Matias Delacroix / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Venezuela, les partisans du président Nicolas Maduro se sont réunis samedi 21 septembre dans les rues de Caracas pour une manifestation anti-impérialiste. Malgré la pression internationale qui s’accroît, notamment au travers des sanctions américaines, le président vénézuélien semble avoir repris le dessus face à l’opposition dirigée par Juan Guaidó. Nicolas Maduro a d’ailleurs signé cette semaine un accord avec des partis minoritaires de l’opposition, au grand dam son rival qui apparaît plus que jamais affaibli.

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Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

La musique bat son plein sur l’avenue Universidad. Devant la scène, une foule en chemisette rouge agite des drapeaux où l’on peut lire « No More Trump ». Les manifestants s’apprêtent à rejoindre la Casa Amarilla, siège du ministre des Affaires étrangères qui se prépare à s’envoler pour l’Assemblée générale de l’ONU.

« On va lui remettre nos 13 millions de signatures contre la politique meurtrière de Donald Trump contre notre peuple », dit Orlando, 69 ans. Orlando voit d’un bon œil l’accord signé cette semaine avec une minorité au sein de l’opposition : « Tout ce qui peut contribuer à défaire la politique nord-américaine est le bienvenu. Et aussi défaire la politique fasciste d’un secteur de l’opposition vénézuélienne. Ceux qui refusent de dialoguer de manière sincère, c’est eux. D’un côté ils dialoguent et de l’autre ils vous plantent un couteau dans le dos. »

Il fait référence à Juan Guaidó, opposé à cet accord, et qui a annoncé il y a une semaine l’échec des négociations, car le gouvernement refuse, selon lui, de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

Mais pour Maximo, un révolutionnaire venu du Pérou, c’est une fausse excuse. « On pourrait convoquer une élection présidentielle, confie-t-il. Et je suis persuadé que la révolution bolivarienne sortirait victorieuse. Parce que l’opposition est déchirée : ils n’ont plus de leadership, plus de peuple, plus de manifestations, plus rien. Ils sont perdus. »

En attendant, les États-Unis ont redit leur soutien à Juan Guaidó, et rien ne laisse présager une levée des sanctions, bien au contraire.

Et dans le même temps, un rassemblement convoqué par l’opposition a dû être annulé à cause de l’intervention de colectivos, des groupes de civils armés proches du gouvernement.

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