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Venezuela

Nicolas Maduro et l'opposition vénézuélienne font chacun valoir leur cause

Au Venezuela, Nicolas Maduro profite d'un Juan Guaido affaibli pour entamer des négociations avec l'opposition.
Au Venezuela, Nicolas Maduro profite d'un Juan Guaido affaibli pour entamer des négociations avec l'opposition. HO / VENEZUELAN PRESIDENCY / AFP

Le Venezuela est toujours dans l’impasse politique. L’échec des négociations entre le gouvernement et l’opposition sous l’égide de la Norvège a été acté il y a un peu plus d’une semaine par Juan Guaido. Ce mardi 24 septembre, deux délégations, l’une pour le gouvernement, l’autre pour l’opposition, sont présentes à l’Assemblée générale de l’ONU pour tenter de se faire entendre.

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De notre correspondant à Caracas,

Cette impasse fait plutôt le jeu de Nicolas Maduro, renforcé sur le plan national, face à un Juan Guaido, qui peine à maintenir l’unité de l’opposition qu’il dirige. L'échec de ces négociations à la Barbade a affaibli l'opposant de Nicolas Maduro.

Un accord avec les partis de l'opposition

Ces négociations étaient à peine « épuisées », selon les termes employés par Juan Guaido, que Nicolas Maduro a quant à lui déclaré « avoir trouvé un accord avec plusieurs partis de l’opposition ».

Il s’agit d’un accord partiel avec quelques partis minoritaires qui représentent moins de 10 députés d’opposition sur les 167 que compte l’Assemblée nationale. Mais cela suffit pour permettre au gouvernement de vanter son ouverture au dialogue face à la fermeture supposée de l’opposition.

En parallèle, le président vénézuélien a assuré qu'il restait ouvert à la discussion avec le reste de l’opposition, contredisant ainsi Juan Guaido, selon qui les autorités ont quitté la table des négociations par refus d'envisager la tenue d’une nouvelle élection présidentielle.

Trois volets

L'accord est composé de trois volets principaux. Le premier évoque le retour des députés chavistes au Parlement. Ils ont quitté l’hémicycle en 2016 lorsque toutes les décisions de l’Assemblée nationale ont été déclarées nulles par le Tribunal suprême de justice.

Le second volet veut ouvrir un débat, au sein de l’Assemblée, sur une refonte du Conseil national électoral, jugé acquis aux autorités par l’opposition.

Et enfin, le troisième met en avant la promesse par le gouvernement de libérer certains prisonniers. C’est dans ce cadre qu’Edgar Zambrano, le vice-président de l’Assemblée nationale, a été remis en liberté conditionnelle la semaine dernière.

Avancer les législatives ?

Mais la majorité de l’opposition, dont Juan Guaido, ne soutient pas cet accord. Pour eux, il n’offre aucune garantie d'aboutir à une élection présidentielle comme ils le réclament. Tout laisse penser au contraire que le gouvernement va l’utiliser pour avancer la tenue des élections législatives.

Cependant, l’Assemblée nationale est la dernière institution acquise à l’opposition et la seule qu’ils jugent démocratiquement élue. Ils accusent aussi le gouvernement, via cet accord, d’utiliser les prisonniers politiques comme monnaie d’échange pour arriver à leurs fins.

Ils comptent plus que jamais sur la pression extérieure, en particulier les sanctions américaines, pour faire plier Nicolas Maduro. Mais l’opposition ne mobilise plus grand monde à l’intérieur du Venezuela.

L’image de Juan Guaido a été sérieusement écornée ces derniers jours après la publication de plusieurs photos avec des narcotrafiquants colombiens. Difficile de démêler le vrai du faux dans cette affaire, mais le gouvernement l’exploite au maximum pour affaiblir le président de l’Assemblée nationale.

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